‹ Cours élémentaire d'histoire naturelle à l'usage des lycées, colléges, séminaires et maisons d'éducation. BotaniqueChapitre 71 sur 142 · ûelA Ûeur ûa Tropaolum pentdphjfllum · texte numérisé non relu

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.22,6127 Diagramme de deux fleurs où le vertieille de lacuroUe est supprimé, ef t*i\ aire composé à placeotatioa centrale ; — 2tt du Glaux wMriUautt 227 du Ckeno» fodtum, afimm

Mî BOTANIQUE,

en dedans du calice à cinq folioles et de la corolle à cinq pétales, les unes (^y. 22S, 2] présentent un pistil sans étaminea, les auties \fig. 22tJ, 1) dix étamines sans pistil. Nous verroos plus loin que le [nstU, qui devient plus lard le fruit , dans lequel sont contenus et

mûrissent les graines ou œufs des végétaux , joue le rôle de la femelle également destinée à la production des œufs dans les animaux, que les dtamines qui fécondent les œufs jouent le rAle du mâle. Delà vient que L.S pistils sont aussi vulgairemôit désignés sous le nom d'organeb femelles, les étamines sous celui d'organes mâles, leur ensemble sous celui d'organes de la Gécondation. De là aussi le nom de fleurs hermaphrodites donne à celles qui contiennent ces deux organes réunis; celui de /leurs mdUa donné aui fleiii's seulement staminifôres; d'androcét [androcewn, Hitif, mâle; ''*>>, habitation) à la réunion des étamines; càm ié'éimt femelles donné aux fleurs seulement pistillil^res. Nonsavonmcrit plus haut (§ 303] la fleur du Coriaria comme mimie k la fois d'éliminés et de pistil; mais il se trouve ordinairement sur le même pied d'autres Qcurs où le pistil est supprimé, et d'autres encore oïi ce sont les étamines. Quand une plante offre ce mélange de fleure hermaphrodites, de fleurs mâles et de fleurs femelles, on les dit

FLEUR EN GÉNÉRAL. RÉDUCTIONS. )tS

fleurs ;^lygames. Si les fleurs hermaphrodites manquent complètement dans une plante , les fleurs qu'on y rencontre, pourvues seulement ou d'étamines ou de pistil, prennent alors le nom de diclines; alors les mâles peuvent se trouver sur le même pied que les femelles (comme dans le Ricin, la Sagittaire , etc., etc.) ; elles habitent en quelque sorte un domicile commun , et Ton dit que cette plante a des fleurs monoïques ({ji.ovoç,.seul; otxta, maison). D'autres fois, dans le Chanvre ou la Mercuriale, par exemple, certains pieds de la plante ne portent que des fleurs mâles, certains autres que des femelles; les fleurs occupent deux domiciles séparés et sont dites diot'ques (^touuîv, habiter séparément).

§ 310. Les fleurs sont destinées à propager la plante au moyen des graines , dernier terme de leur développement. Les pistils où ces graines sont contenues sont donc des oi^anes essentiels ; mais depuis longtemps Texpérience a constaté que, s'il n'y a que des pistils, les graines avortent et la plante ne se reproduit pas , que le voisinage et l'action des étamines sur le pistil est nécessaire pour qu'elles deviennent fécondes et produisent un embryon qui nous a servi de point de .départ dans Thistoûre de la plante {§ 26) ; les étamines sont donc des organes également essentiels. Quant au calice et à la corolle, ils ne jouent dans la fleur qu'un rôle purement secondaire, destinés à servir aux étamines et aux pistils d'enveloppes, à l'abri desquelles ils se développent et atteignent leur perfecti(Hi. On conçoit que ces enveloppes pourraient, à la rigueur^ manquer complètement sans que la fleur devint impropre à ses fonctions, tandis que celle où les étamines et les pistils manqueraient à la fois serait un stérile ornement, tout à fait inutile à la reproduction de la plante. Aussi appelle-t-on neutres quelques fleurs boniées ainsi aux verticilles du calice et de la corolle, qui souvent almv prennent un développement remarquable. Les fleurs bornées W contraire aux pistUs et aux étamines, ou seulement aux uns ou «n «otres y mais complètement dépourvues d'enveloppes , sont dites acMamydées (à privatif; yX^t^^^» chlamyde, vêtement), ou plus vulgairement nues {flores nudi),

§ 3il Nous avons vu que les parties de la fleur pouvaient se réduire: i* par la suppression de quelques parties dans chaque verticille ; 2<> par la suppression d'un ou plusieurs verticilles tout entiers. Combinons ensemble ces deux modes de diminution , et nous arriverons, par des suppressions successives, dont la nature nous présente tous les exemples, à un degré plus grand de simplicité, dont le dernier terme sera une étamine ou un carpelle isolé. C'est là que sont réduites, par exemple, les fleurs du genre Naias ifig. 234) dont deux espèces {major et minor\ croissent dans nos ri-

Tières. La seule famille des Euphorbiacëes nous présenterait, dam une suite d'exemples instructifs (/?^. 229-234), la dégradation

progrettive du nombre des étamines qui constituent ses fleurs mâlei, et que nous y verrions enfin réduites à trois, à deux et à une {Euphorbe).

§ 3i2. Nous avons déjà vu ces parties de la fleur susceptibles d'un nombre considérable de combinaisons différentes par la multiplication ou par la diminution/ qui peuvent porter tant sur ks verticilles entiers que sur les éléments de chacun d'eux. Cet deux causes principales de modification peuvent agir enseml^. Ainsi, dans le Magnolia ouïe Tulipier jqae nous avons cités, le verticille calicinal, borné à trois folioles seulement, était au-dessous du nombre le plus ordinaire dans les Dicot y lédonées; les pétales étaient également disposés par verticilles ternaires, ayant subi par conséquent cette même réductiofî ; mais il y avait plusieurs de ces verticilles, et de cette multiplication s'ensuivait nécessairement celle des pétales. Dans des genres de la famille voisine des Anonacées {Hemistemma , Pleurandra), les étamines manquent tout à fidt sur l'un des côtés de la fleur, mais par compensation elles se trouvent multipliées de l'autre. Dans le Millepertuis commun, les étamines sont multipliées ; mais elles sont disposées en trois faisceaux résultant de dédoublement, et leur verticille se trouve ainsi réduit à trois, tandis qu'il revient à cinq dans quelques autres.

La loi d'alternance des verticilles successifs se maintenant, on conçoit comment leur nombre augmenté dans la fleur doit y altérer le rapport apparent des parties. On s'étonnait de voir les étamines

229-234. •Diagrammet de fleurs de plus en plus simplet, oà l'on yoU : !• le ealie^, enreloppe unique, réduit à trois parties (229, 230, 251), se supprimer lui-méoie eumplétemeot (232, 233, 254), et être remplacé par une bractée, de l'aisselle de laqu('i:e naît la fleur, quelquefois accompagnée en plus de deux bractéoles plus intérieures (2'>2, 233); 2» les fleurs seulement mêlées, réduites à trois étamines (229), à deut (230-2.1?). eo6n à une élaiiiine (231, 233), et enfin cette étamine unique, réduite elle-niôiM à une seule loge (234, 1); ou seulement femelles (234, 2) et réduites à ua carpelle.

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