‹ Cours élémentaire d'histoire naturelle à l'usage des lycées, colléges, séminaires et maisons d'éducation. BotaniqueChapitre 72 sur 142 · de V Adenopeltis iolliguaya · texte numérisé non relu

de V Adenopeltis iolliguaya

233 ^ — d'une Euphorbe.

23 1 . ^ -- du Nnias mtiior, *; de la fleur femelledu N. wutjof\ I.

FLKUR EN GÉNÉUAL. DÉGÉNÉRESCENCES. "'>«

opposées aux pétales^ et ceux-ci aux folioles calicinales, dans îa fleur de rÉpîne-Vinelte ; mais tout s'explique en observant que les Tcrticilles sont réduits à trois parties, et en même temps chacun doublé, de manière que les parties doivent s'opposer si onles|b^d six par six, comme on l'avait fait : c'est ralteinance àififlljL AÙ9. qui ici eût été une exception à la règle. ' rj^

§ 313. Iléir^iiérefteenèes et transformaiioHS ém fÊiWlàfill^ ée la fiear. — Après avoir examiné comment la fleur peitt Tirièr d'après les combinaisons de nombre et de situation des jaMei qui la constituent, recherchons les différences qui peuvent dépendre d^nn tout autre ordre de causes, des modifications de forme de ces parties. Ces modifications sont trop variées pour que nous puissions ici les passer toutes en revue. Il nous suffira d'indiquer que les organes prennent souvent la forme d'un autre (par exemple, l'étamine ceÛe d'un pétale), ou qu'ils sont réduits à une partie d'euxmêmes (par exemple, l'étamine à un filet]. Mais la forme sous laquelle ils se déguisât le plus souvent est celle de petites glandes ou d'écaillés ; et ces corps d'apparence^ différente étaient, poui* la plupart, confondus par Linné et beaucoup de ses successeurs parmi ' ceux auxquels on donnait le nom de nectaires.

Dans tous les cas, et quelle que soit cette apparence, on détermine leur véritable origine par leur position. Ainsi, en trouvant dans le Samolus cinq petits âets^ dans le Clavija cinq glandes au dedans des pétales et dans leur intervalle, précisément à la place qu'auraient dû occuper cinq étamines qui manquent, on n'a pas de peine à reconnaître, dans ces filets ou ces glandes, cinq étamines transformées.

§ 314. Lorsque leâ parties d'un même verticille se développent inégalement, de manière qu'elles ne sont pas toutes semblables entre elles pour la forme ou la grandeur, on dit qu'il est irrégulier. 11 est donc d'autant plus régulier que cette similitude et cette égalité sont plus parfaites; et quand elles le sont, il est clair que si l'on divise le verticille en deux moitiés, elles sont semblables, quelle que soit la direction suivant laquelle la division se fait. Une fleur irrégulière est celle qui a un ou plusieurs verticilles irréguliers; mais, en général, on lui donne ce nom seulement quand l'irrégularité porte sur les verticilles extérieurs, formant les enveloppes et beaucoup plus apparents que les intérieurs.

§ 315. Il ne faut pas confoiûlre les fleurs régulières et les fleurs symétriques. Les premières peuvent se partager dans tous les sens pu deux moitiés exactement semblables ; les secondes qc le peuvent que suivant un seul plan, et ce plan est généralement parallèle et j»erpondiculaire à celui de Vaiçe qu} porte la fleur. On peut le véf }»

fier sur les fleurs de Verveine et de Scabieuse (fig. iSo, 190) que nous Tenons de citer; et Ton verra que, par un plan ainsi mené, on les partage en deux moitiés tout à fait pareilles. L'une de droite, l'autre de gauche. Suivant tout autre plan, les deux moitiés cesseraient de se ressembler. C'est que, si les conditions étaient différentes en dehors et en dedans, en haut et en bas, pour les parties de la corolle, elles se trouvent précisément semblables à droite et à gauche.

Il peut donc y avoûr des fleurs symétriques, quoique irrégulières, et c'est même le cas le plus fréquent pour celles-ci : celui où il y a défaut de symétrie en même temps que de régularité est beaucoup plus rare.

§ 316. Préfloraison. — Il y a une époque oii tous ces nq>ports de position dès parties de la fleur qui viennent de nous occuper sont le plus manifestes et le plus faciles à déterminer ; c'est dans le bouton, ce premier état de la fle^ur qui est pour elle ce que le bourgeon est pour le rameau. Alors la situation réelle des parties ne s'aperçoit pas seulement par leur point de départ plus ou moins ^ bas, plus ou moins extérieur sur le torus, mais aussi par l'ordre dans lequel elles se superposent ou s'enveloppent l'une l'autre, puisque toute partie enveloppante est presque nécessairement extérieure à la partie enveloppée. Linné a appelé estivation {œstivatio, d'où l'on a tiré le verbe œstivare), ou état d'été, cet agencement des parties dans le bouton, comme il avait appelé vemation, celui des feuilles dans le bourgeon (§ 144). Ce nom a été conservé ; mais on lui substitue souvent, et presque indiiTérenmient^ celui de pré floraison {prœfloratio).

Nous voyons se dessiner, dans les difilérents modes d'agencement des enveloppes de la fleur à ce premier état, les deux modiflcations principales que nous avons reconnues dans celui des feuilles aussi bien que des parties de la fleur, leur disposition en spirale ou à des hauteurs inégales, en cercle ou à une même hauteur.

§ 317. La préfloraison spirale est aussi nommée imbriquée ; cette dernière épithète, qui est très-significative quand les parties se recouvrent seulement dans une partie de leur hauteur, à la manière des tuiles d'un toit (/îgf. 235, c), cesse de l'être lorsqu'elles s'enveloppent complètement, et alors quelques-uns lui substituent l'épi- Ihètc d'enveloppante ou convolutive (convolutiva [fig. 237]). Souvent les parties ne sont pas assez larges poiu* envelopper ainsi entièrement toutes celles qui sont situées plus en dedans, mais seulement assez pour recouvrir par leurs bords cefles de ces parties qui sont placées immédiatement à côté d'efles; et dans les Dicolylédonées, où le nombre des parties d'un verticille floral est si

FLEUn EN GJÎMÎRA),: PURFI-ORAISOÎI. «ï

IK''iiiPmm['nlcirvi,silcurpri5floraisonest imbriqiu^f^, il s'en trouve ordinaircmenl deux placées plus extérieurement par rapport aux autFcs,et recouvrant IcsTuiginespar leursdeuxbordg^deux placées plus intérieurement et recouvertes par les deux cdtës, la clnijuiëmc toujours placée entre l'une des deux premières qui la recouT(%j)ar

le Iiord correspondant, et l'une des deux secondes qu'elle recouvre pareillementpar l'autre. On a appelé quinconce cet ensemble decinq parties ainsi disposées, et ce mode de préfloraison quiiKoneial [quineundalifi). Il est aisé de volrque c'esfun résultat nécessaire deleur insertion surunejigne spirale {fig. 236] qui décrirait un double tour.

Hais dans lafieur où ces insertions sont si rapprochées, et où l'une d'elles peut si facilement se trouver portée un peu plus en dedans ou un plus en haut, il arrive asses soutent que ce rapport est Interterti (/îg . 238) : par exemple, que, par un léger changement de position, la foliole 3 est recouverte parle bord correspondant de la foliole 4, au lieu de la recouvrir. C'est cette dernière disposition qu'on observe entre les pétales dans la fleur des Papilionacées, et k laquelle on donne quelquefois le nom de vexillaire.

§318. 11 y a plusieurs autres combinaisons d'après lesquelles tes parties d'un même verticille se trouvent toutes dans le même rapport les unes relativement aux autres: on peut croire aiors qu'elles ■ont toutes placées dans les mêmes conditions, régulièrement en cercle et àlamSme hauteur. Elles peuvent se toucher par les bords

rttaBdHiBnq folwlo'ducilics diH la flrur du Uvttier {AmirrAitiai

m EtOTANIQL'E.

coDtigus dans toute leur longueur, comme ceux des battants i'am porte : c'est la prcfloraison vatvaire (p. vahata [fig. 240, c]).

D'autres fois, plus laiges, elles se réfléchissent soit en dedau, soit eu dehors, sur les côtes ; et ceux qui se correspondent dons deux parties voisines s'appliquent l'un contre l'autre, par une portion pliu ou moins étendue de leur face eiteme,dan5le premier eas(prt/Iortuson induplicative [fig. 240, p]), où le bouton offre tonte l'apparence extérieure de la disposition volvaire ; de leur (écc interne A i-is

le second cas, ott le bouton esFtclevé extérieurement d'autant d'à» gles saillants qa'il ; a de parties ainsi accolées (p. réduplieativt ^3. 239, t ; 241, c]). Ces cas doivent être considérés comme de simples et légères modifications de la préfloraison valvaire. Les Tolioles d'un même vertieille, au lieu de former les arcsd'un cercle ou les côtés d'un polygone, ayant pour centre celui de la fleur, peuTent prendre une direction plus ou moins oblique relativement h lui, comme si chacune éprenvait une sorte de torsion sur son axe ; par IS, un des eûtes, le même pour toutes les folioles, est porté plus en dedans, l'autre plus en dettors, et, dans ce cas, les sommets, ordinairement élargis, doivent s'Imbriquer en cercle, chamn recouvrant d'un côlé un de ses voisins et recouvert de l'autre : c'est la préfloraison tordue (prtp/I. contorta [fig. 239, 2 p; 241 , p]),

§319. C'est un cas trÈs-fréquent qu'on otéerve dans deux vcrtïcilles successif un mode de prëfloraison différent : ce changement

«1. Bouton Ût B«B

triirlii

n{Allhint mtei), — : lu iulr« ftttia.a rH|iKj<tl»rd.d»div

IEdç.

inDcfJonqiek

WiKhe™.'l-t.Pli»(»

B(4. Jo

eiUuDilt

[fMMHt^rtît

pwr lùuer puw l> ■

!or.1le.

donll«p<tiil»;>iou

llordu

».udit|

l.l<lici>ro1l<p<linil

ebout<

«duo.

an., ■,^«i/iliff,

ioIm du premier »t valtiin;

rt.te1>i»n>Hapd4i

Il h bnuloD itt

Il Rom irtmièn

iri^ro.»).L.prél|

omwi

i.lue|,tkf<:p»rM<ipii<

IflliTC;

c«llcd«i

pé..l«,..H^

Page 1