‹ Cours élémentaire d'histoire naturelle à l'usage des lycées, colléges, séminaires et maisons d'éducation. BotaniqueChapitre 73 sur 142 · FLEUR EN GÉNÉRAL. PRÉFLORAISOST · texte numérisé non relu

FLEUR EN GÉNÉRAL. PRÉFLORAISOST

est constant et caractéristique dans plusieurs familles. Ainsi^ par exemple^ dans les Malvacées (/ig, 239, 241), les Convolvulacées, la plupart des Caryophyllées (comme dans YAgrostemma Ùithago), la préfloraison de la corolle est tordue ; ceUe du calice est néanmoins valvaire dans les premières (fig, 241, c), imbriquée dans les autres. Ce dernier exemple suffit pour nous démontrer que, dans la même fleur, les parties d'un verticille peuvent être disposées en spirale, ceUes du voisin en cercle.

§ 320. La préfloraison ne fait qu'accuser plus nettement des rapports de position entre les parties de la fleur et permet de les déterminer plus TacUement : c'est à leur importance qu'eUe emprunte toute la sienne. Dans beaucoup de fleurs, l'épanouissement écarte ces parties, qui cessent de se recouvrir, de se toucher, et ces relations si manifestes dans le bouton s'efiacent alors plus ou moins complètement. Mais il y a aussi un grand nombre de fleurs où elles persistent jusqu'à un certain degré. Ainsi la disposition quinconciale peut encore s'observer sur beaucoup de corolles de Rosacées; celles des Apocynées restent toujours fortement tordues, et il n'est pas rare.que celles des Blalvacées conservent aussi des traces de cet agencement antérieur.

§ 321. Nous avons appris à détenfiner, autant que le permet l'état actuel de la science, la position relative des parties delà fleur les unes par rapport aux autres; il convient de plus de la déterminer par rapport au reste de la plante. Pour y réussir, on cherche comment elle est placée relativement à l'axe d'où part son pédicelle. En prenant une partie quelconque de cette fleur pour point de repère, sa foliole la plus extérieure, par exemple, on peut supposer cette foliole tournée du côté de l'axe, ou du côté diamétralement opposé, ou à droite, ou à gauche. Or, il est à remarquer qu'une de ces positions, quelle qu'elle soit,lorsqu'eUe a lieu pour une fleur, a généralement lieu également pour toutes les autres fleurs de la même plante ; et même on a constaté que cette uniformité s'étend quelquefois à toutes celles d'ime même famiUe. Ainsi, dans les Scrofularinées, etdansd'autresgroupesvoisins, ilya deux carpelles tournés, l'un du côté de l'axe, l'autre du côté opposé; si l'on trouve une fleur conformée en apparence comme celle des Scrofularinées, mais les deux carpeUes tournés l'un à droite et l'autre à gaucho, on pourra prononcer que la plante n'appartient pas à l'un de ces groupes. Ainsi l'unique étamine qu'on voit se développer dans les Cannées et dans lesScitaminécs, regardant, dans les unes en haut, dans les autres de côté, suffit pour faire distinguer au premier coup d'œil ces deux familles voisines.

lui général, les folioles du calice se coordonnent sur la bractée

qui accompagne la fleur^ pu, à son défaut, sur le point de L'axe où elle eût dû se développer, de même que la série des feuilles d'im rameau se coordonne sur la feuille de l'aisselle de laquelle part ce rameau. Lorsque le pcdiccUe se tord sur lui-même, ou lorsqu'il est allongé, grêle ou flexible, laposition primitive de la fleur^ par rapport à l'axe d'où part ce pédicejle, peut être plus ou moins dissimulée. C'est encore un cas où l'étude du bouton peut nous éclairer, parce que le pédicelle s'est d'autant moins tordu, d'autant moins allongé et aminci, que la fleur est plus jeune.

Cet ensemble de caractères qui résulte de la position des parties de la fleur relativement au rameau qui la porte, et les unes relativement aux autres, est ce qu'on appelle sa symétrie : mot pris ici dans une tout autre acception que celle dans laquelle- nous av/Dos précédemment parlé (§315) de fleurs symétriques.

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