Calice du Calannnche earulea
251. — de la lleur de Veuve (Scabiosa alropurpHrea). foi. — du Picrocejtkalui palailiiitiii^
COROLLK. 257
rcncc d'un long poil uni à sa surface (fig. 251, l), comme dans le Pissenlit. Mais alors même, en le regardant à travers une loupe , on aperçoit en général cette surface toute hérissée de petites aspérités ; lorsqu'elles se prononcent assez pour figurer autant de petites dents facilement visibles, Taigrette est dite dentelée.
§ 334. La durée du calice est variable suivant les différentes fleurs. Dans les unes il se détache du torus en se désarticulant (comme la feuille du rameau qui la porte [§ \ 19]), soit en plusieurs, soit d'une seule pièce; il esi caduc (deciduus), et tombe le plus souvent avec la corolle après la fécondation, quelquefois beaucoup plus tôt, dès que la fleur commence à s'épanouir (c. fugace, c. fugaXy eadticu^)^. comme, par exemple, dans les Pavots. Dans d'autres fleurs le calice reste attaché à sa place même après que la floraison est achevée; il esXpersistant (pcm^^ens), par exemple, dansles Labiées les Persônées, les Borraginées, etc. Mais tantôt il cesse de vivre, se fane et se dessèche ; tantôt, au contraire, il continue à végéter et prend quelquefois même de l'accroissement, comme dansle Phymlis Alkekengt, On le dit dans le premier cas marceMcnf, dans le demicr accrescent.
§ 332. Corolle [cor oUa), — La corolle est l'enveloppe colorée de la fleur, intérieure au calice, composée de parties qui tantôt continuent la série spirale commencée par les folioles calicinales (§ 288), tantôt, et plus ordinairement, s'agencent en un verticille et alternent régulièrement avec ces mêmes folioles. Nous savons déjà que celles de la corolle sont nommées p^<a/c5(|)efa/a, de ttîraXcv, feuille). Cette étymologie et le nom de feuilles qu'on donne, dans le langage commun, à ceux delà Rose et de beaucoup d'autresfleurs, prouvent que l'idée de les comparer aux feuilles véritables est loin d'être nouvelle. Nous avons cherché à faire voir que, dans beaucoup de cas, le passage des sépales (dont la nature foliacée est incontestable) aux pétales se fait presque insensiblement, et que les règles qu'on peut déduire des rapports de position s'appliquent aux seconds aussi bien qu'aux premiers. Voyons si leur structure anatomique soutient également la comparaison.
§ 333. Un pétale, considéré isolément, est une lame de foi-mo variable, le plus ordinairement élargie supérieurement et rétrécieà kl base; assez fréquemment ce rétrécissement a une certaine longueur, comme dans le pétale de l'CEillet, et prend alors le nom à'onglet [unguis), tandis que l'expansion supérieure reçoit celui de lame ou limbe{lamina, limbus) . L'onglet paraît, par rapport à la lame, ce que, dans la feuille, le pétiole est au limbe ; les faisceaux fibrovasculaires marchent rapprochés et unis dans l'un, s'écartent et s'épanouissent dans l'autre. Ces faisceaux sont formés de trachéen
déroulablçs et de cellules allongées; leur intervalle, occupé par du tissu cellulaire qui tantôt le remplit complètement (auquel cas le bord du pétale entier est circonscrit par une ligne courbecûothme), d'autres fois s'interrompt vers le bord, de manière à laisser saillir les extrémités des îaâsceauL soos la forme de dents, de franges [fmbriœ \fig. 259, p. 262]), de lobes plus ou moins profonds. Ces diverses modifications sont indiquées en général par les mêmes termes que les modifications analogues des feuilles. Beaucoup plus mince qu& celles-ci, le pétale ne présente pas dans son tissu intérieur, formé par un petit nombre de rangs de cellules, ces couches différentes que nous avons décrites dans la feuille ; mais son parenchyme peut être souvent analogue seulement à celui de la couche supérieure de cette feuille {fig 145, p«], c'est-à-dire serré, ou seulement à celui de sa couche inférieure (fig. 115, pi), c'est-à-dire caverneux. L'épiderme qui le revêt est aussi beaucoup moins distinct du reste; il Test plus sur la face externe où il est quelquefois percé de stomates, mais beaucoup moins nombreux et moins constants ; ib manquent presque toujours siu* rinteme. Les cellules superficielles ou épidermiques, surtout de cette face interne, font quelquefois une saillie plus ou moins prolongée, obtuse ou conique, et c'est de l'enâemble de ces saisies que résulte le velouté du pétale.
§ 334. La couleur verte est triès-rare dans laxorolle, quoiqu'on la rencontre franche dans quelques-unes, comme dans celles de certains Cobœas, de quelques Asclépiadées [Hoya viridifhra, Gonolohus viridiflorus, Pentatropis spiralis), etc., etc. Lorsqu'elle existe, elle se montre le plus souvent pâle et délayée par d'autres teintes, ou panachée par des taches tout autrement colorées. La présence de la chlorophylle est donc rare dans les cellules, qui sont habituellement remplies par des granules ou par un liquide d'autre couleur (§ 24) ou vides.
§ 335. Dire que la chlorophylle manque dans les pétales, c'est annoncer que les phénomènes chimiques de la respiration diurne ne s'y passent pas comme dans les feuilles (§216). Les corolles et toutes les autres parties de la fleur non colorées en vert, sous l'influence de lalumière, absorbent de l'oxygène en exhalant de l'acide carbonique. La présence d'une grande masse de fleurs, ornées de teintes plus ou moins brillantes, a donc pendant le jour, sur l'atmosphère, une action tout opposée à l'action salutaire d'une masse de feuilles vertes. Mais cet effet n'est pas le seul et se complique souvent de l'exhalaison des huiles essentielles et autres principes odorants si souvent concentres dans cette même partie du végétai.
§ 336. La consistance dos pétales est variable , le plus souvent molle et délicate, quelquefois épaisse et charnue (Siapêlia), quel-