Pollen du Periploca r/racn
333 Pollen de YInga anomala.
tantôt toute parsemée de petites ponctuations ( fig . 334), ou souvent même de granulations ( fig . 335), qui lui donnent sous le microscope l'apparence de peau de chagrin ; tantôt hérissée de mamelons ou même de petites éminences qui, grossies de même, représentent autant de poils ou d’aiguillons (fig. 346). 11 arrive quelquefois que ces éminences, distribuées avec une grande régularité, et unies par une matière analogue, presque gélatineuse, dessinent ainsi un réseau saillant à la surface des grains, qu’on pourrait dire alors gaufrés (fig. 336). Il esta remarquer que, dans
tous les cas où la surface extérieure se couvre ainsi de granula- I tions ou d’autres saillies encore plus prononcées, elle suinte, en I général, un liquide huileux et coloré : c’est ce qui lui donne sa cou- I leur, tandis qu’elle n’en a pas ordinairement lorsque le grain est I parfaitement lisse ; et alors il laisse apercevoir son intérieur à tra- I vers ses enveloppes transparentes. Dans l’aulres cas, on n’obtient cette transparence qu’après avoir dissous l’enduit huileux au moyen de réactifs convenables, par exemple, d’une huile grasse ou es- I sentielle.
§ 457. M. Molli a émis sur la nature de celte enveloppe externe I une opinion qui n’est pas partagée par la pluralité des botanistes. Il pense que, dans un assez grand nombre de cas, elle est consti tuée par une sorte d’épiderme, une couche de cellules juxtaposées, I qui sécrètent à leur intérieur l’enduit huileux ; qu’elles sont évi— I dentes dans certains pollens à paroi réticulée (fig. 345), mais I qu’elles existent aussi dans la plupart des autres, et que les gra- I nidations ne sont autre chose que des cellules très-petites, en quel- I que sorte ébauchées, liées entre elles par >a matière intercellu-