Stigmate unilatéral s de VAsimina Iriloba. — t Style
365. — bilatéral s d’un Plantain i Planta go saxatilis). — o Ovaire. — t Style.
366. 1 Stigmate s du Daphné laureola, terminant son style t. — o Sommet de l’ovaire. — 2 Une petite portion de la surface du stigmate, beaucoup plus grossi pour faire voir sa nature papilleuse.
367. 1 Sommet du style t de l’Hibiscus palus Iris, partagé en cinq branches qui se terminent chacune par un stigmate s. — 2 L’une de ces branches plus grossie. — 3 Portion de la surface du stigmate beaucoup plus grossie encore pour faire voir ses papilles allongées en manière de poils.
travers l’externe, par un point de la surface en contact, s’allonge
en un tube (fig. 368, tp) qui s’engage entre les inégalités de la surface stigmatique (te) et dans les interstices qui s’offrent à lui. 11 traverse ainsi peu à peu l’épaisseur du stigmate, .
et se retrouve dans le canal du style, au milieu du tissu conducteur, qui continue à lui présenter un passage a travers des parties toutimprégnéesde liquides. .
Il chemine ainsi en continuant à s’allonger jusqu’à l'extrémité inférieure du canal, et arrive à la cavité de l’ovaire. Or, sur les parois de celle-ci, le tissu conducteur se continue jusqu’auprès des ovules qui, à cette époque, sont comme autant de petits sacs ouverts à ; l une de leurs extrémités correspondant à ce tissu. Le tube pollinique traverse donc enfin cette ouverture , dans laquelle il s’engage , et un rapport immédiat est i établi ainsi entre le pollen et l’ovule, entre la production essentielle de l’étamine et celle du pistil. Nous nous arrêterons là pour ce moment, et renverrons à l’article de l’ovule l’examen de ce qui se passe ultérieurement.
§ 480. Nous pouvons maintenant concevoir nettement la structure et les fonctions du carpelle. 1° Une portion, celle qui correspond à une feuille, est formée par l’ovaire et le style, et constitue le système nutritif : elle se lie, en effet, au végétal, et est continue au reste de la fleur et de la plante par ses vaisseaux, qui portent sur tous ses points jusqu’à son extrémité, et de dedans en dehors , les sucs nécessaires à leur entretien et à leur accroissement. 2° Une autre partie est formée par le stigmate et le tissu conducteur, et constitue le système fécondant. Elle conduit jusque dans la pro-
368. Portion de stigmate de V Anlirrhinum mnjus, au moment de la fécondation. — ps Cellules superficielles formant les papilles. — le Cellules profondes, allongées, cylindriques, formant le tissu conducteur. — <jp Grains de pollen fixés a la surface. — tp Tubes émis par chacun des grains ce pollen s’enfonçant dans les interstices de ce tissu stigmatique.
PISTIL
fondeur de l’ovaire un corps venant du dehors. Nous n’a.vons plus besoin maintenant d’expliquer pourquoi l’on a proposé et adopté ce nom de tissu conducteur.
§ 481. Dans la pratique, la distinction rigoureuse de plusieurs de ces parties est fort difficile. Elle le serait moins si l’on pouvait toujours appeler le microscope à son secours. Mais, dans la plupart des descriptions botaniques, où l’on se contente de la loupe, et pour lesquelles l’étude des tissus intimes demanderait trop de temps et offrirait d’ailleurs de grandes difficultés, puisqu’on n’a souvent que des parties mortes et desséchées à sa disposition, on peut éprouver beaucoup d’hésitation pour déterminer sur le style la partie essentiellement stigmatique; et on nomme, en général, stigmate, celle qui, par sa situation, son aspect, sa forme, se distingue facilement du reste du style. Dans les observations un peu plus fines, on s’aide de la'présence du pollen, dont, après la fécondation, on trouve souvent les grains attachés à des points qui doivent appartenir au stigmate, quoique ce diagnostic ne soit pas infaillible. Si un jour on veut arriver, dans les descriptions, à une délimitation rigoureuse de ces organes, on devra chercher, dans le prolongement qui donne lieu à l’embarras, s’il est percé d’un canal, auquel cas ce sera un style ; s’il est plein et entièrement cellulaire, auquel cas ce sera un stigmate.
§ 482. Après avoir exposé l’organisation et les fonctions du carpelle, considéré en général, examinons le pistil, composé de plusieurs carpelles réunis dans une même lleur .
Ces carpelles peuvent n’étre pas tous exactement semblables entre eux. Ainsi, par exemple, dans ceux qui, au nombre de trois, forment le pistil de certaines Malpighiacées (Acridocarpus, Hiptage ), deux seulement ou un seul sont munis d’un long style qui manque dans les autres, ou môme ils diffèrent par leur forme [Gaudichaudia congesliflora). Ces dissemblances entre les carpelles d’un même pistil sont extrêmement rares : la plus fréquente est celle qui résulte de l’avortement plus ou moins complet de quelques-uns de ces carpelles; mais le cas te plus ordinaire est celui où tous les carpelles, au moins dans la jeunesse, sont parfaitement semblables entre eux, et c’est tels que nous les supposerons dans l’exposition qui suit.
§ 483. Ils naissent tantôt à la même hauteur, sur un même plan, disposés alors en vcrtici lie ( fig . 374, 389); tantôt à des hauteurs inégales, disposés alors en spirale. C’est, que, dans ce dernier cas, le cône ou réceptacle, qui en est tout chargé, s’est allongé en axe cylindrique (comme dans le Magnolia ou le Tulipier
[§ 359, fig. 224]), ou conique (comme dans le Framboisier), ou renflé (comme dans le Fraisier) ; ou bien que sa surface dilatée,
au lieu de rester plane, s’est évasée en coupe ou recourbée en urne (comme dans le Rosier [fig. 369]) Quelquefois, quoique la partie de l’axe qui porte les carpelles prenne un assez grand développement en longueur, ils n’occupent que son sommet, rapprochés ainsi et vertici liés sur une étroite surface. C’est un de ces cas que nous avons cités (§ 373 bis) où l’on observe, entre différents verticilles de la fleur, des entre-nœuds plus ou moins allongés.
Celui qui se montre ainsi au-dessous du pistil [fig. 374, 375, g) a reçu des noms différents, suivant ses différentes apparences, ses différents degrés de longueur ou d’épaisseur, qui varient beaucoup suivant les plantes. On s’accorde assez généralement maintenant à lui donner celui de gynophore (gxjnophorum). Linné donnait alors au pistil l’épithète de stipitê , appelant stipe ou support tout prolongement semblable sur lequel un organe se trouve ainsi exhaussé ; et, si ce terme, pris en général, peut, par sa généralité môme, donner lieu à quelque incertitude, il n’a aucun inconvénient dans les descriptions, où l’on sait toujours à quel organe il est appliqué.
§ 484. Nous ne devons pas passer' sous silence une modification remarquable, où le torus porte non -seulement l’ovaire, mais aussi le style, qui en semble indépendant. Pour bien la comprendre, il faut revenir un moment sur le style et l’ovaire, et chercher les positions diverses qu’ils peuvent avoir l’un relativement a l’autre. Nous avons supposé jusqu’ici, ce qui est en effet le cas le plus fréquent, le style apicilairc , c’est-à-dire continuant l’ovaire à son sommet (fig. 360). La feuille qui constitue le carpelle a conservé alors dans toute sa longueur une même direction ascendante; mais on peut aussi supposer son limbe réfléchi d’une manière analogue à celle que nous montre la vernation reclinée de
369. Fleur rie Rosier, coupée verticalement de manière à montrer la position des carpelles au fond du calice sur la surface concave du torus r. — et Tube du calice. — c/Son limbe partagé en folioles. — c Étamines. — o Ovaires surmontés chacun de son style qui fait saillie hors du tube calicinal et se termine par un stigmate évasé s.