Couche ou enveloppe subéreuse. — Elle a reçu CO I10m
parce que c'est elle qui, dans quelques arbres, constitue la substance connue vulgairement sous le nom de liège ( suber ). On l’a nommée aussi epiphlœum (è-i, sur, ÿ).otoç, écorce) à cause de sa position superficielle. On l'aperçoit (fig. 97, 98 p) d’abord sous l ’épiderme, formant une ou plusieurs rangées do cellules cubiques, ou souvent plus allongées dans le sens horizontal, intimement unies ensemble, ne renfermant jamais de granules à 1 intérieur, ayant des parois minces d'abord incolores, plus tard souvent colorées en brun. Tantôt elle ne prend aucun développement, tantôt au contraire ses rangées se multiplient et son épaisseur devient plus ou moins considérable, notamment dans l’espece de Chêne si connue sous le nom de Liège, Quercus suber [fig. 101 p). Toutes ses cellules n’offrent pas toujours identiquement la mémo forme et la même couleur; mais, de distance on distance, on en trouve de beaucoup plus comprimées ou tabulaires, disposées elles-mêmes en rangées, par lesquelles l’ensemble de la couche se trouve comme subdivisé en plusieurs couches secondaires. Cette disposition ne se voit pas Iresbien dans le Chêne-liège ou dans l ivrable commun, où ces couches de cellules tabulaires sont beaucoup moins nettement formées et ré
gulières. Dans le Gymnocladus canadensis, les couches secondaires formées alternativement par les cellules larges et par les tabulaire^ étroites sont à peu près d'égale épaisseur. Dans le Bouleau commun ( Betula alba ), les couches de cellules tabulaires et colorées en brun ont pris beaucoup plus de développement que les autres, qui sont très-blanches et très-ténues, de manière qu’elles tendent à se rompre plus facilement par la croissance de la tige ; de là ces feuillets bruns en dedans, blancs à la surface, qui se détachent de l’écorce du Bouleau. Enfin dans le Hêtre (Fagus sylvatica) les cellules tabulaires sont les seules qui se développent.
§ 77. Enveloppe cellulaire. — On la nomme aussi couche verh>, à cause de sa couleur la plus ordinaire ; mesophlœum, à cause de sa position au milieu de la couche corticale (p.so-ô;, qui est au milieu; <pWo;, écorce). Elle se distingue en effet de la couche subéreuse qui l’entoure par la chlorophylle qui remplit et teint en vert ses cellules polyédriques à parois plus épaisses, plus lâchement unies , et laissant en conséquence entre elles des méats ou souvent des lacunes. Au milieu des cellules vertes, on en trouve assez fréquemment d’incolores qui renferment des cristallisations.
§ 78. Fibres corticales ou liber. — Elles forment des faisceaux placés vis-à-vis ceux du bois, séparés d'eux souvent par une mince lame de l’enveloppe cellulaire, toujours plus tard par une couche d’utricules appartenant au cambium. Ces fibres, d’un blanc brillant, sont plus longues et plus grêles que les ligneuses. Leurs parois, en vieillissant, deviennent très-épaisses et ponctuées par la formation de couches à leur intérieur. Ce sont elles qui offrent le plus de ténacité parmi toutes celles du végétal, et qui par là, dans beaucoup de plantes, rendent à l’homme de si importants services, en lui fournissant les matériaux de scs cordages, de ses fils et de ses tissus les plus solides, en même temps que la ténuité des fibres permet de leur laisser souvent toute leur finesse. Parmi les exemples, il n’est besoin que de nommer entre autres le chanvre etle lin. Le mode même de préparation du premier suffit pour démontrer combien la fibre corticale est plus résistante que tous les autres éléments de la plante, qu’on fait d’abord rouir, c’est-à-dire macérer dans l’eau, et qu’ensuite on bat ; puisqu’on obtient les fibres intactes à la suite de cette double opération qui a détruit successivement toutes les autres parties.
Des rayons médullaires qui continuent en général ceux du système ligneux, mais restent plus larges, et composés naturellement de cellules moins pressées et moins unies, séparent les faisceaux corticaux, dont l’ensemble constitueune zone concentrique à la zone ligneuse. Comme dans le bois, tantôt les faisceaux marchent suivant