‹ Cours élémentaire d'histoire naturelleChapitre 23 sur 262 · Coupe horizontale d’une tige de Sapindacéc du Brésil · texte numérisé non relu

Coupe horizontale d’une tige de Sapindacéc du Brésil

leur tour un troisième cercle, et ainsi de suite. Nous aurons ainsi plusieurs zones concentriques . mais qui ne sont nullement comparables à celles des tiges ordinaires des plantes dicotylédonées ; car elles ne sont pas en général le produit de l’année, et elles sont séparées l’une de l'autre par une couche de tissu cortical. Ces , alternatives de couches ligneuses et corticales se montrent irrégulières dans beaucoup de Convolvulacées grimpantes, dans les Ménispermées, dans quelques Cissus (Liane a eau, Liane du chasseur), ,

et surtout dans le Gnetum. Dans toutes ces dernières, chaque zone ligneuse est coupée par des rayons médullaires en autant de faisceaux, et à chacun de ces faisceaux en correspond un defibresde liber dans la zone corticale environnante. Il est à remar- j quer qu’on retrouve ce 110. liber dans toutes les zo-

nes concentriques du Gnetum ( ftg . MO) , mais seulement dans la plus intérieure des Ménispermacées, où toutes les autres sont entièrement celluleuses.

§ 90. Il serait trop long de décrire toutes les modifications de ces tiges anomales, encore bien incomplètement connues; parce qu’habitant des contrées lointaines, elles n’ont pu être suivies j dans leur développement comme les arbres de notre pays. Nous nous sommes contenté d’esquisser les principales, et d’appeler particulièrement l’attention sur cet enchevêtrement des couches ligneuses et des couches corticales qu’on y observe fréquemment. Il n’est pas douteux que les faits connus mieux et en plus grand nombre éclairciront la question, et qu’au lieu de trouver plusieurs lois nouvelles on en découvrira une seule présidant au développement de toutes les tiges de dicotylédonées, dont celui de nos arbres ne sera plus qu’un cas lui-même très-général. Probablement la position des feuilles et des branches qui naissent toujours immédiatement au-

110. Segment d'une tranche horizontale du Gnetum. — m Moelle. — cm Étui médullaire. — b b b b b b b Faisceaux ligneux, formant sept zones concentriques, dont chacune est le produit de plusieurs années. — Il l lit l Petits faisceaux de fibres du liber correspondant en dehors à chacun des faisceaux précédents, et formant ainsi des cercles interposés en nombre égal aux zones ligneuses.

Tl G E DES M ON OCOT V L EDON É ES.

dessus d’elles , entraînant de son côté la production d’une plus grande quantité de tissu ligneux, exerce une grande influence sur cette lobation et cette division du corps du bois, surtout dans les Lianes, dont la croissance est extrêmement rapide et dont les feuilles sont souvent écartées par de très-longs intervalles. Dans nos arbres, l’accroissement de la tige doit se trouver beaucoup plus également réparti dans tout son pourtour par sa lenteur même; mais surtout par le rapprochement des feuilles, et par suite des branches. Dans les plantes herbacées, qui poussent vite et où les feuilles sont souvent fort écartées, souvent aussi nous trouvons des anomalies de forme extérieure et de structure interne, quelquefois comparables à plusieurs de celles que nous avons précédemment fait connaître.

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