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empreinte fossile, on pourra trouver là quelques éléments pour la solulion d’un problème autrement inabordable. J
§ 1 68. Les plantes monocotylédonées, dont les premières feuilles sont nécessairement alternes, conservent plus tard cette disposition. On en cite un très petit nombre à feuilles opposées ou verticillécs ; mais , alors même , il est facile de constater quelles ne naissent pas exactement à la même hauteur.
Dans les dicotylédonées , les feuilles conservent souvent l’opposition qu'on observait déjà dans leurs cotylédons ; souvent aussi elles la perdent, et ce changement s'opère , ou immédiatement dans les premières feuilles développées de la gemmule , ou peu à peu. Toutes les plantes de certaines familles offrent sans exception des feuilles j opposées ou des feuilles alternes, et quelquefois même d autres modifications secondaires. Ainsi toutes les Labiées ont des feuilles décussées ; la plupart des Tiliacées, des feuilles distiques, etc.
On trouve aussi dans les acotylédonées des feuilles alternes et des feuilles opposées. Certaines fougères arborescentes pourraient être j citées comme offrant les verticilles les plus réguliers peut-être de tout le règne végétal.
Du reste, les trois grandes classes de plantes offrent dans la disposition spirale de leurs feuilles les mêmes combinaisons. Il y en a néanmoins qui sont plus rares dans l une que dans 1 autre : ainsi la divergence A ne se rencontre guère dans les dicotylédonées, tandis qu’un assez grand nombre de monocotylédonées la présentent.
§ 169. Nous avons dit que les feuilles ne sont pas toujours complètes et peuvent se réduire à l’une de leurs parties. Comme c'est i le limbe qui prend les plus grandes dimensions, et qu’on est ha- ) bitué à le considérer comme la feuille même, lorsqu’il ne se développe pas elles ont un aspect entièrement différent, et on est tenté de ne plus leur donner ce nom. Mais leur position latérale sur la tige aide à les reconnaître, et c’est alors qu’en retrouvant dans l’arrangement de ces organes ainsi déguisés les lois qui président à la disposition relative des feuilles, on ne peut conserver aucun doute sur leur véritable nature. Ainsi, sur l'asperge, observant de petites écailles (fig. 1 1 1 , f) insérées sur la tige et disposées en spirale, ! nous n’hésitons pas à penser que ce sont les feuilles réduites à leur partie vaginale. Lorsqu’elles sont ainsi représentées par la gaîne seule ou par le pétiole , ou plutôt par un simple et court prolonge- I ment du faisceau qui aurait formé la nervure médiane, la forme de petits appendices épaissis en écaille , ou amincis en membrane , ou rétrécis en filets, est celle qu’elles prennent le plus habituellement.
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Nous verrons plus tard qu'elles la présentent souvent au voisinage des fleurs.