CALICE
par exemple) à certains endroits ou sur le limbe dont certaines parties se développent plus que les autres. Il n’est pas très-rare de voir les sépales, soit unis, soit libres, se prolonger au-dessous de leur pointd’insertion, soit en une lame plane (comme dans les Violettes) , soit en un sac qui tourne alors son ouverture du côté intérieur de la fleur. S'il se prolonge beaucoup, il prend le nom d’éperon ( calcar ) et le calice est dit éperonné. Celte modification peut affecter soit un seul sépale (comme dans la Capucine [fig. 272]), soit chacun d’eux (comme dans l’Ancolie). Dans 1 e J'elagonium cet éperon se soude intimement au-dessous de la fleur avec le pédicelle qui la porte, et dont il semble faire partie.
§ il 5. La lleur de quelques plantes paraît entourée d’un double calice. On pourrait supposer, d'après les notions générales que nous avons données 'sur la multiplication des parties, que l’existence de ce calice accessoire, quelquefois appelé calicule, est alors due ou à un dédoublement des folioles calicinales, ou à l’addition d’un verticille extérieur : les folioles des deux calices devraient être opposées entre elles dans le premier cas, alternes dans lesecond. Cependant une observation exacte tend à faire rejeter cette double hypothèse. Ainsi, l'existence d’un calicule est fréquente dans une famille extrêmement naturelle, celle des Malvacées; mais quand ces parties sont en nombre égal à celles du calice, elles alternent avec elles : ce n’est donc pas un dédoublement. D’une autre part, elles sont souvent inférieures en nombre (comme dans la mauve) ou supérieures, multiples ou non (comme dans [Hibiscus, fig. 273), et elles varient extrêmement, même dans les espèces d’un même genre : ce n’est donc pas un verticille régulier, comme tous les autres de ces mêmes fleurs; c’est plutôt un assemblage de bractées rapprochées en un involucre immédiatement au-dessous de la fleur (§322). C’est une transition de plus à noter entre les feuilles et les enveloppes