Calice c de la Capucine. — c Éperon. — p Pédicelle
273. Calice c d’une Malvacée {Hibiscus' , avec son calicule h.
Ilorales. Les folioles de cet involucre peuvent se souder et former ainsi un calicule monophylle ( fig . 277 et 270, i).
Mais d’autres fois le calicule reconnaît une origine tout à fait différente. Ainsi les feuilles des Rosacées sont munies à leur base de deux stipules rejetées sur un plan un peu extérieur par rapport au limbe. Qu’on suppose cinq de ces feuilles groupées en un verlicille et soudées entre elles à leur base; les stipules formeront un cercle de parties rapprochées deux à deux, alternant avec les limbes, portées sur la même base, mais sur un plan un peu extérieur. C.es stipules enfin, au lieu de se juxtaposer simplement, pourraient se réunir par leurs bords et se réduire ainsi de dix à cinq. Or, c’est précisément ce qui a lieu dans les calices de plusieurs genres de Rosacées, comme les Polentilles (^<7. 274), les Fraisiers, etc., où, entre les cinq divisions c du calice 5-parti, se montrent extérieurement autant de languettes b formant parleur ensemble un calicule. Que ce soient les stipules réunies deux à deux de ces folioles calicinales, c’est ce que la nature nous aide à deviner en montrant quelquefois quelques-unes de ces mêmes languettes bifides ou biparties, et trahissant ainsi leur origine binaire. Si cette explication est vraie, l’épithète de bractéolé ( bracteolatus ), par laquelle on a désigné ces calices, est tout à fait impropre, et le double verticille n’en constituerait réellement qu’un seul.
On ne peut proposer la même opinion pour les deux rangs de divisions les plus extérieures opposées aux pétales, qui terminent le tube du calice dans la fleur de la Salicaire des marais ( Lythrum salicaria) ; comme la même disposition se rencontre dans toutes celles de la même famille, et comme dans aucune de ces plantes les feuilles n’ont de stipules, on doit admettre ici le doublement du calice par addition d'un verticille entier. On voit par ces exemples que des causes différentes peuvent amener des résultats semblables, et qu’il ne faut pas s’arrêter à l’apparence dans la détermination des parties.
§ 416. La consistance du calice est le plus ordinairement celle des feuilles , qu’on désigne par foliacée ou herbacée; ordinairement alors la couleur est verte, mais dans quelques plantes elle passe à d autres teintes analogues à celle des parties les plus in-
274. Calice d'une potentillc [Polenlilla yerna) , vue en dessous, avec son cali-