GERMINATION
panouit {f\g. 489, 3) en feuille au point de la jeune lige qui sépare la portion appartenant primitivement à la radicule de celle qui appartenait à la gemmule. Alors toutes ces parties commencent à verdir sous l’intluence de l’air et de la lumière.
§ 593. Faisons néanmoins remarquer que beaucoup d’embryons se montrent déjà verts au dedans de la graine , avec une teinte quelquefois pâle ou jaunâtre, mais quelquefois aussi très-foncée. Nous citerons comme exemples , parmi les graines périspermées, celles des Fusains, des Nerpruns, etc. ; parmi les graines dépourvues de périsperme, celles du Pistachier, de l’Érable, de la plupart des Crucifères. Mais le plu» souvent l'embryon contenu dans la graine est blanchâtre, ainsi que le périsperme. Nous ne connaissons que le Gui où celui-ci soit vert. L’identité de couleur entre l’embryon et le périsperme, confondant au premier coup d’œil ces deux corps en une masse unique, rend leur observation moins facile. On peut aider leur distinction en plongeant la graine coupée dans l’eau bouillante, qui, agissant différemment sur les deux tissus différents, fait trancher le blanc de l’un sur le blanc moins mat de l’autre.
§ 596. Ajoutons quelques détails sur les différences que nous n’avons pas encore signalées entre la germination des graines monocotylédonées et celles des dicotvlédonés.
Les premières sont, pour la plupart, pourvues d’un périsperme, le plus souvent très-considérable, et dans toutes celles-là le cotylédon ne se dégage pas de la graine; seulement, quelquefois, il forme au dehors un prolongement, plus ou moins long, pius ou moins grêle (Éphémères, Ail, Balisier [fi g. 490, 3], par exemple),
490. Germination d'une Monocotylédonée, le Balisier ou Canna indien. On a coupé la graine pour montrer les rapports du périsperme diminuant progressivement avec l’embryon qui augmente. - e Enveloppe de la graine. — a Sa partie supérieure, qui se détache en manière d’opercule pour donner passage à la radicule.
p Périsperme — c Cotylédon. — r Radicule. — r’ r Radicules secondaires. —
co Choléorhize. — f Fente correspondant à la gemmule, formant plus tard l’ouverture d’une gaine allongée r. — pc Portion rétrécie du cotylédon (correspondant
par loque! il se rattache à l’axe: ce prolongement, qui se produit par l’acte de la germination , peut être comparé au pétiole, tandis que la partie c engagée au dedans est le limbe cotylédonaire déjà tout formé auparavant. Quelquefois il reste sessile sur l’axe, qui est alors immédiatement tangent à la graine. Dans tous les cas la gaine qui entoure la gemmule, et qu’indiquait sur l’embryon une petite fente latérale [fuj. 190, .2, f), a suivi cette gemmule au dehors, et continue à la suivre dans sa direction ascendante en s’allongeant avec elle. Sa fente se prononce de plus en plus, et ses deux lèvres s’écartant laissent passer les premières feuilles (/?(?.' 4-90, 3, g), puis l’axe qui les porte. Le cotylédon nous montre donc dans son évolution toutes les mêmes phases que la feuille ; d’abord c’est le limbe qui se forme, puis la gaine, puis quelquefois un pétiole qui écarte l’un de l’autre. La seule différence, c’est que dans le cotylédon le limbe s’arrête dans son développement, gêné par le corps de la graine qui continue à le renfermer, et conserve par ce même fait une direction différente de celle de sa gaine qui monte et croit pendant quelque temps.
Dans le petit nombre de graines monocotylédonéesqui n’ont pas de périsperme (Alismacées, Potamées, etc.) les choses ne se passent pas tout à fait de même, le cotylédon se dégage en général de ses téguments et s’élève verticalement avec la gemmule ( fig . 79). Nous avons déjà parlé (§ 1 1 1 ) du mode particulier de développement des racines dites endorhizes, et il est inutile d’y revenir ici.
§ 597. Quant aux embryons dicotylédonés , quelquefois aussi leurs cotylédons restent engagés dans la graine , ou bien encore plus ou moins soudés entre eux , et alors la sortie de la gemmule doit offrir quelque ressemblance avec celle des monocotylédonés; ressemblance, au reste, seulement apparente, puisqu’ici la gemmule sort de 1 intervalle des cotylédons à leur base et non de l’intérieur d’une gaine. Le plus habituellement les deux cotylédons s’écartent l’un de l’autre, et la gemmule s’allonge librement dans sa direction tandis que la radicule exorhize (§ 111) se continue dans la sienne.
à sa portion pétiolaire), intermédiaire entre sa partie élargie c (correspondant à la partie limbairc) et sa partie vaginale v. — l Tigelle. — g Gemmule. — 1. Pre- mière époque, où la radicule commence à se montrer au dehors à travers les téguments. — 2. Deuxième époque, où la fente f se montre aussi au dehors. La radicule véritable r a percé l’épiderme dont elle est entourée, et qui se montre à sa base sous la forme d’une petite collerette déchiquetée ou choléorliize. On voit déjà une des radicules secondaires r’ déjà elle-même choléorhizée. — 3. Troisième époque, où toutes ces parties se sont plus développées, et où la gemmule g fait saillie en dehors de la fent«, dont les contours se sont allongés en gaine v.