‹ Cours élémentaire d'histoire naturelle ... BotaniqueChapitre 251 sur 258 · PLANTES CULTIVÉES. — CÉRÉALES · texte numérisé non relu

PLANTES CULTIVÉES. — CÉRÉALES

le plus généralement de base à la nourriture «le l'homme, et se trouvent en conséquence les plus répandus sur la terre. Nous emprunterons à l'excellent travail de M. Scliotnv heaneoup des détails qui suivent.

l.a eultiire des Céréales (7 747) est poussée dans le nord de la Scandinavie jusque vers le 70' degré, à peu près vers la limite où nous avons vu cesser aussi les arbres. C’est le seul point où elle dépasse le cercle polaire, en deçà duquel elle s’arrête sur tout le reste de la terre, vers 60° dans l’ouest de la Sibérie, vers 37° plus à l’est; près de la côte orientale, elle n’atteint pas le Kamtchatka , c’est-à-dire le 51* degré. Dans l’Amérique, elle peut arriver jusqu'au .77' sur la côte occidentale , comme le prouve l’expérience des possessions russes; mais, sur l’orientale, e le ne passe pas le 70' ou au plus b1 72'. l.a ligue qui la circonscrit au nord dans les deux continents se trouve donc suivre les mêmes indexions que les isothermes.

C’est Y Orge qui mûrit jusqu’à cette limite, dont s’approche aussi Y Avoine, mais à laquelle la récolte est loin d’être sûre, et ne réussit quelquefois qu’une année sur plusieurs. Leurs graines font l’aliment de l'homme dans Je nord de l’Ecosse, de la Norwége, de la Suède et de la Sibérie.

Plus au midi, ou voit s’v associer la culture du Seigle, qui du reste monte aussi loin que cel e de l’Avoine dans la Scandinavie. C’est celle qui domine dans celle partie de la zone tempérée froide que forment le sud de la Suède et de la Norwégc, le Danemark, presque tous les pays riverains de la Baltique, le nord de l’Allentague et une portion de la Sibérie. On commence à y rencontrer aussi le Blé, et l’on ne cultive plus guère l’Avoine que pour la nourriture des chevaux, l’Orge que pour la fabrication de la bière.

Puis commence une grande zone où le Ulé est cultivé presque à l’exclusion du Seigle, et qui comprend le sud de l’Ecosse, l’Angleterre, le centre de la France, une partie de l’Allemagne, la Hongrie, la Crimée et le Caucase, et des parties de l’Asie centrale celles m't il y il quelque agriculture. Comme la Vigne croit dans une partie de cette zone, le vin remplace la bière, et eu conséquence l’Orge est moins recherché.

Le Blé s’étend bien plus an sud, mais là on y associe communément la culture du II il cl du Maïs. C’est ce qui a lieu dans la Péninsule espagnole, une partie du midi de la France, notamment celle qui borde la Méditerranée, l’Italie, la Grèce, l’Asie-Mincure et la Syrie, la Perse, le nord de l’Inde, l’Arabie, l’Fgvpte, la Nubie, la Barbarie et les Canaries. Dans ces derniers pays, le Maïs et le Riz sont h- plus généralement cultivés vers le sud, et dans quelques-uns aussi le Sorgho et le Pan ahyssinica. Le Seigle, dans cette double zone du Froment, est relégué sur les montagnes à îles élévations assez considérables : V Avoine aussi; mais sa culture finit par disparaître à cause de la préférence donnée à l 'Orge pour ia nourriture des chevaux et mulets. A l'extrémité orientale de l’ancien continent, dans la Chine et le Japon, par une cause qui paraît inhérente aux habitudes du pays, nos graines sont presque abandonnées pour la culture exclusive du I’iz. Elle domine aussi dans les provinces méridionales des Etats-Unis, mais celle du Maïs est générale dans je reste de celte partie de l’Amérique beaucoup plus que dans notre con- I ilirul .

Dans la zone torride, c’est aussi le Maïs qui- domine en Amérique, le liiz eu Asie, distribution qui tient sans «loti I c à l’origine primitive de ces deux GFaminccs. Elles sont cultivées également lotîtes deux en Afrique.

: Mi GÉOGttAPHIG JlO'i'ANlQL'E.

Dans l'hémisphère boréal , iloni 1rs régions tempérées admettraient sans <loul<* la plupart de ces cultures, elles doivent cire plus rares, a cause de l’élat de civilisation moins perfectionné et des populations plus clairsemées, et dépendent en partie des usages apportes par les colonies. Celle du B le est dominante dans le midi du Brésil, à Bttenos-Avrcs, au Chili, au cap de Bounc-Espéranee et dans la Nouvelle-Galles du sud, à la Nouvelle-Hollande, où l 'Orge et le Se ii/ le se montrent plus au midi, ainsi tpte dans Pile de Yan-Diemen.

lût recherchant maintenant la distribution des Céréales sur les zones differentes par les hauteurs, nous ht trouverions analogue à celle tpte nous venons de voir sur les zones différentes par les latitudes. Pour avoir un exemple tpii les présente toutes a la fols, prêtions les Andes de l’Améritpte équatoriale. Ce Mttïs y domine de 1,000 à 2,000 mètres , mais arrive encore a près de 400 encore plus haut. Entre 2,000 cl 3,000, ce sont les Céréales d’Europe qui dominent à leur tour : le Seigle et YOrge vers le haut, le Blé plus bas.

Il est clair que c’est à la limite extrême en hauteur ou en latitude qu’il faut s’attacher. L’autre limite ne prouve rien sinon tpte la culture d’un grain d’une qualité inférieure est abandonnée dès qu’on rencontre les conditions propres à celle d’un grain de qualité supérieure. Néanmoins, d’après quelques expériences île MM. Edwards et Collin, il paraîtrait qu’outre cette limite assignée à nos différentes espèces par le minimum de chaleur qui leur est nécessaire pour fructifier, il eu existe une inverse assignée par le maximum de chaleur qui, dépasse, empêche leur développement. Ce serait, suivant ces auteurs, une température moyenne de 18° pour certaines espèces, un peu plus et jusqu’à 22" pour certaines autres : et l'observation des hauteurs auxquelles s’arrête sous les tropiques celte culture vérifierait cette conclusion. Quelques exceptions qui se présentent dépendraient-elles de ce que, dans des climats où la culture de ces Céréales se rencontre avec une température supérieure à ce maximum, elle aurait lieu pendant une saison dont la moyenne redescend plus bas? Quoi qu’il en soit, en n’examinant que les limites septentrionales et les suivant sur toute la série des lieux où elle est bien établie, on verra qu’on peut dire d’une manière générale qu’elles sont parallèles entre elles pour les diverses Céréales, <■1 suivent à peu près les inflexions îles lignes isolhères, c’est-à-dire îles lignes tracées par les points où la température moyenne de l’été esL la même. C’est en effet sur la durée et la chaleur de l’été combinées que doit se régler la maturation des fruits de toutes ces plantes annuelles.

§ !)0B. La Pomme de Icrrc (§ 836), à une époque toute moderne, s’est répandue dans presque tous les pays cultivés, et est venue s’ajouter aux aliments farineux fournis par la graine des Céréa’es, les remplacer presque dans certaines contrées. Sa culture suit celle de ces Céréales jusqu’à ses dernières limites, et même les dépasse un peu , si l’on choisit les variétés hâtives qu’un été fort court peut amener à maturité. C’est ainsi qu’on la cultive maintenant en Islande, et à des hauteurs considérables sur les montagnes d’Europe, là où les Céréales ne peuvent plus réussir. Dans les pays chauds , au contraire, la Pomme de terre dégénère facilement , et est en conséquence abandonnée , si ce n’est à des hauteurs suffisantes pour ramener le climat aux conditions convenables de température. Sa culture est générale , suivant M. de Iltimholdt, dans les Andes équatoriales, entre 3000 et 'lOOÛ mètres.

S 6**7 . Dans le Haut-Pérou, le Qitinon, espèce du genre Clicnopodium, de la famille des Atriplicées, était communément cultivé, avant l’arrivée des Euro-

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