CIRCULATION
^ 262. Sève ascendante. — • Le liquide de la terre a pénétré dans les racines par leurs extrémités. De celles-ci il doit, par une opération semblable, passer dans les cellules situées immédiatement au-dessus , puis de là dans les cellules situées plus haut encore. Ainsi , de proche en proche, il monte dans la racine jusqu'à ce qu’il arrive à la tige, où son mouvement ascensionnel doit continuer. Car nous sommes en droit de comparer la plante à un appareil endosmique, dans lequel la terre joue le rôle du récipient plein d’eau; et ceL appareil est d’autant plus énergique que sa partie située au-dessus du récipient n'est pas un tube vide et inerte . mais qu’elle est elle-même un tissu rempli de nombreux dépôts de matières analogues à celles qui ont déjà provoqué l'action des racines ; de sorte que cette action , loin de s'épuiser, s'entretient et se renouvelle à chaque hauteur. Le liquide n’a pas , comme dans l'expérience, perdu de sa densité à mesure qu'il augmente en masse et monte en conséquence; au contraire, agissant sur ces matières qu’il trouve sur sa route, il dissout une portion de celles qui étaient à l'état solide, et tend ainsi à s'épaissir de plus en plus. Modifié de la sorte dès son entrée dans le végétal , il a pris le nom de sève. Si , à diverses hauteurs d'un arbre , on perfore profondément son tronc , qu on introduise un tube dans chaque trou , et qu'on recueille séparément la sève qui s’écoule de ces divers canaux , on pourra se convaincre qu'elle est d’autant plus dense qu elle a été prise plus haut : nous verrons plus tard quels changements seront. opérés dans sa composition et par quels moyens on la constate.
§ 266. Nous avons parlé jusqu ici comme si la plante était exclusivement formée de cellules ; et c est , en effet, la structure de quelques végétaux. Mais nous savons que plus souvent, dans les cotylédonés, de nombreux vaisseaux se montrent au milieu de ce tissu cellulaire et. suivent la direction des axes. On conçoit combien la progression de la sève , poussée incessamment par en bas , doit être accélérée dans ces longs canaux, où elle ne trouve pas