QUATRIÈME SECTION
Gjmnastique ou gjmnicologie , ou des agens qui exercent leur influence sur V appareil de la locomotion. De V exercice et des professions (i).
Nous avons vu le système nerveux influencé par les agens extérieurs, influençant à son tour l’organisme par son action ou par son repos, selon que cette action était mise en jeu pour l’intelligence ou pour les passions. Nous avons vu cette action puissamment modifiée par les différens agens de l’hygiène et nous avons déduit de ces considérations des préceptes que nous croyons utiles à l’homme. Nous allons voir maintenant cette action cérébrale mettre en exercice les organes de la locomotion, et nous allons examiner l’influence de cet exercice sur les divers organes de l’économie animale.
(i) Dans notre plan synoptique nous avons fait un chapitre de la gymnastique et des professions; mais les mouveraens étant entièrement sous la dépendance de l’encéphale, il est évident que les exercices ne doivent faire qu’une section du chapitre où se trouve exposé ce qui a trait à ce viscère.
1ll\ cours d'hygiène.
Cette section sera sous -divisée en trois paragraphes; dans le premier, nous traiterons de ce qui concerne la voix et ses divers exercices; dans le second , des exercices proprement dits ; dans le troisième, des professions.
§ I. Des effets de la voix et de la parole sur l'économie
animale , et de l'influence des divers agens de l'Hjgi'ene
sur elles.
Destiné à communiquer à ses semblables ses pensées et ses sentimens, l'homme a été pourvu de la voix dont les inflexions variées à l'infini expriment les nuances sans nombre des sensations qu’il éprouve. Réunis en société, les premiers hommes ne durent pas tarder à convenir de certains signes vocaux , de quelques sons articulés pour désigner les objets de première nécessité. Leur organisation encéphalique plus propre à retenir les impressions reçues que celle des autres animaux, les mit à même de multiplier ces signes de convention. Ces signes augmentèrent avec leurs connaissances, et celles-ci avec le perfectionnement des signes. Il est facile de déduire de là cette supériorité de l’homme sur les autres êtres qui respirent. Le premier effet de la parole est donc de faire passer dans l’âme de celui qui nous écoute, les pensées que nous avons conçues, les passions qui nous agitent , et avec elles , tous les mouvemens qu’elles déterminent dans l’économie. Le pouvoir de l’élocution est immense et ce n’est point une exagé-