‹ Cours elementaire d'hygiene (volume 2)Chapitre 114 sur 207 · DEUXIÈME PARTIE. a · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. a

prêtres et les prêtresses plus effrénés encore de Phallus.

Malgré les descriptions que les anciens nous ont laissées de ces exercices, il est difficile, pour ne pas dire impossible , de les connaître d’une manière précise, et de déterminer rigoureusement et les mouvemens qu’ils exigeaient et les effets qu’ils pouvaient produire sur l’économie animale.

Nous ne pousserons pas plus loin ce léger aperçu historique, nous allons examiner les effets de quelques exercices qu’on pratique, ou qu’on pourrait pratiquer , de nos jours , sur l’économie animale.

Effets des exercices en général.

Quoique les modifications imprimées à nos organes varient suivant que l’exercice est plus ou moins violent, suivant qu’il nécessite de fortes contractions musculaires, ou qu’il est communiqué par un agent extérieur, suivant les parties dont il exige l’action, il est cependant des phénomènes généraux qui accompagnent les mouvemens et le repos qu’on doit exposer avant d’entrer dans aucun détail. Ainsi le premier effet de l’exercice est de déterminer, dans l’organe même qui est le siège du mouvement, une espèce d’excitation qui détermine l’afflux des fluides destinés à entretenir la vie et l’action dans ces organes. La contraction musculaire a lieu par la volonté, l’innervation est donc d’abord en travail dans le muscle qui se meut. Tout le monde

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sait, en effet, que si une cause quelconque, telle que la section des nerfs ou tout autre, vient à intercepter la communication de l’agent nerveux, quel qu’il soit, avec le muscle, celui-ci cesse de se mouvoir. Tout le monde sait aussi que si une cause semblable vient à empêcher le cours du sang dans le membre, celui-ci s’engourdit, tombe dans la stupeur , et devient incapable d’agir. L’innervation, la circulation et les organes qui les exécutent, reçoivent donc les premières influences de l’exercice. Ces agens de vie et de réparation augmentant directement d’activité dans l’organe en exercice, y développent un surcroît de chaleur et de nutrition , lorsque l’exercice est souvent répété. En effet un organe exercé devient plus volumineux, plus agile, plus fort; il finit par exécuter avec une merveilleuse perfection les actes qui d’abord paraissaient d’une insurmontable difficulté. Mais, ainsi que les autres organes de l’économie animale, les muscles ne peuvent toujours être en exercice. Au bout d’un certain temps, ils se fatiguent, et ressentent le besoin du repos, ils éprouvent l’incapacité d’agir, un sentiment de faiblesse invincible. On a remarqué que l’intermittence d’action était nécessaire à tous nos organes, mais surtout au cerveau : or, les actes locomoteurs étant sous l’influence directe de ce viscère, ils doivent nécessairement rentrer sous la loi commune : tels sont les premiers effets du mouvement.

Mais les mouvemens ne bornent pas leur influence à ces premières modifications. Par les nombreuses corrélations qui unissent tous les systèmes de l’éco-

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