‹ Cours elementaire d'hygiene (volume 2)Chapitre 120 sur 207 · DEUXIÈME PARTIE. a · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. a

nade sera plus ou moins favorable suivant ces diverses circonstances.

La promenade laissant dans l’inaction les extrémités supérieures, ne conviendra guère qu’aux gens faibles et convalescens , et qui n’ont pas un besoin immédiat d’exercer les membres thoraciques. Elle ne procure pas une nutrition parfaitement égale dans tous les organes de l’économie.

Le lieu de la promenade n’est point une chose indifférente. Certesses effets seront loin d’être les mêmes, si l’on se promène dans les rues d’une cité populeuse, empestées par une multitude de matières animales en décomposition, ou sur les bords parfumés d’un fleuve rapide, sur des rochers élevés dont l’air pur est continuellement agité, dans des prairies silencieuses, dans des bosquets rians, dans un site sublime et sévère, ou dans un paysage gracieux.

Pour remédier à l’inaction des bras pendant la progression simple; il faudrait leur faire exécuter quelques mouvemens réguliers, ou les surcharger de poids convenables; précautions que nous aurons encore à recommander dans d’autres exercices.

B. Du saut.

Le saut peut s’exécuter de plusieurs manières; la personne qui saute veut s’élever dans une direction purement verticale , ou bien elle veut en même temps se porter en avant , en arrière ou sur les cotés. Dans tous ces cas, le saut a lieu par la flexion des membres inférieurs et leur extension violente et

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subite. La tête est fléchie sur le tronc, celui-ci sur le bassin, le bassin sur les cuisses, les cuisses sur les jambes, les jambes sur les pieds; tout à coup les muscles extenseurs se contractent, redressent toutes ces parties, d’où résulte un effort de projection imprimé au corps qui le force d’abandonner le sol. La contraction est d’autant plus forte, que le poids à soulever est plus considérable; d’où l’on doit conclure que les muscles des extrémités inférieures, et surtout ceux des jambes , sont ceux qui se contractent avec le plus d’énergie.

Quoique les bras ne soient pas inactifs dans les diverses espèces de saut, on conçoit néanmoins que, comme dans l’exercice précédent, leurs mouvemens sont loin d’être comparables à ceux du tronc et des extrémités inférieures. Les anciens suppléaient à leur défaut d’exercice par des poids nommés haltères ; je ne pense pas que ce fut, comme on l’a dit, pour fournir aux muscles du tronc des points d’appui plus solides, mais bien pour être plus légers lors des disputes gymniques. On saute quelquefois sur un seul pied. Le membre qui reçoit alors le poids du corps est fortement exercé ; mais celui qui est retenu dans la flexion ne l’est guère moins. Quelquefois les membres thoraciques servent très - activement à la production du saut ; c’est lorsqu’on prend un point d’appui, soit sur l’objet qu’on se propose de franchir, soit sur le sol au moyen d’une perche.

A un bien plus haut degré que la marche, même la plus pénible et la plus prolongée, le saut développe

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