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DEUXIÈME PARTIE

leur dépendance immédiate toutes les autres fonctions de l’économie, les excitaient à leur tour par la concordance mutuelle qui les unit. Que les pertes, occasioriées par le travail des organes de relation , exigeant une prompte et abondante réparation, redoublaient l’activité desorganes assimilateurs chargés d’opérer cette réparation. Dans les exercices passifs la scène change : ce n’est plus la contraction d’un ou de plusieurs muscles qui met en jeu les autres organes, ce sont des secousses imprimées par une force étrangère, extérieure, qui détermine le mouvement de tous les viscères. Ces secousses mécaniques excitent beaucoup moins le cœur et le cerveau que l’action des agens locomoteurs, aussi sont-elles beaucoup moins propres que cette action à développer ces. systèmesetà opérer des révulsions salutaires ; mais d’un autre coté occasionant une moindre déperdition de substances, ils favorisent à un haut degré les exhalations cellulaires et la nutrition générale.

La digestion, que troublent les exercices actifs, se fait au contraire avec la plus grande facilité pendant les exercices passifs : cependant je connais quelques personnes qui ne peuvent aller en voiture après avoir mangé sans en être incommodées. Et il en est un un grand nombre qui ne pourraient pas impunément être voiturées à reculons après le repas. L’absorption intestinale est manifestement activée dans ce genre d’exercice. Mais on a vainement prétendu que la circulation et la calorification étaient alors sensiblement diminuées. Si on compare ces fonctions à ce

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qu’elles sont pendant un exercice plus violent, nul doute qu’elles ne diminuent; mais, si on les compare à ce qu’elles sont pendant le repos, l’assertion de MM. Barbier, Currie et autres, est entièrement fausse. Il faut tenir compte aussi de la saison où cet exercice est pris ; certainement si c’est pendant l’hiver, le froid ne tardera pas à saisir l’individu presque immobile , et la circulation paraîtra ralentie , mais il n’en sera pas de même dans les autres saisons de l'année. Ces auteurs ont attribué le même effet à l’équitation ; mais l’équitation produit des résultats bien différens, selon la vitesse et l’allure du cheval, et surtout selon l’habitude plus ou moins grande du cavalier. Il en est pour qui l’équitation est un exercice actif des plus violens. La respiration n’est guère influencée par les exercices passifs, mais si la circulation était véritablement ralentie , cette fonction partagerait cette diminution d’activité. Quelques exercices passifs semblent augmenter les sécrétions glandulaires; mais les exhalations synoviale et cutanée sont loin d’avoir la même activité que durant les exercices actifs énergiques. De toutes les fonctions organiques, celle qui ressent le plus évidemment l’influence des exercices passifs, c’est l’exhalation graisseuse du tissu cellulaire, et généralement la nutrition de tous les viscères. Aussi , sans vouloir expliquer par quel mécanisme la nature opère cette mutation de l’organisme, observons-nous que les personnes qui vont habituellement en voiture sont pourvues d’un embonpoint remarquable.

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