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DEUXIÈME PARTIE

bras de la mort qu’ils oublient leurs périls et courent en chercher de nouveaux. Sans cesse exposés aux rayons solaires, aux vicissitudes de l’air, ils sont basannés et insensibles aux intempéries atmosphériques. Leurs muscles, développés par des travaux pénibles et continuels, sont forts et robustes; leur poitrine est large et bombée; l’habitude des cris leur renforce la voix, et la respiration d’un air pur les met à l’abri d’affections thoraciques. La natation à laquelle ils se livrent fréquemment, augmente encore leur énergie musculaire. La plupart du temps privés des plaisirs de l’amour, lorsqu’ils débarquent, iis s’y livrent avec une espèce de fureur.

Ils sont sujets au scorbut, lorsqu’ils manquent d’eau fraîche ou d’alimens salubres.

Les personnes qui par régime prendront des habitudes maritimes, pourront acquérir une constitution plus ou moins rapprochée de celle que nous venons de décrire. L’intelligence et la plupart des affections morales se trouvent alors dans un repos absolu.

Il est maintenant facile de conclure dans quelles circonstances les voyages maritimes pourront être utiles. Des convulsions, des spasmes, l’épilepsie agitent-ils un malade? La tristesse, l’ennui, l’amour, la mélancolie empoisonnent-ils son existence? Languitil dans les douleurs d’une affection chronique , ou simplement dans une débilité générale? Les voyages sur mer renforceront cette constitution débile; résoudront peut-être ces tubercules; dissiperont les affections morales par une puissante diversion , et feront

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sans doute disparaître pour toujours les mouvemens

convulsifs.

On a distingué les voyages en pleine mer de ceux que l’on faisait sur les côtes. On a dit que sur les bords de la mer l'air était encore chargé de vapeurs terrestres, de matières animales en décomposition, et que sous ce rapport il était moins salutaire que celui qu’on respirait en pleine mer. Je ne conteste pas cette influence qui cependant me paraît légère; mais il me semble qu’elle doit être compensée par l’aspect toujours varié et toujours nouveau des rivages, que la vue de la terre devait dans beaucoup de cas rassurer des cœurs pusillanimes et annuler les mauvais effets de la frayeur. Au reste il est inutile de dire qu’il faut surtout tenir compte du climat et de la température dans lesquels les voyages ont lieu.

On peut encore ranger parmi les exercices passifs celui qu’on prend dans un lit suspendu, dans un lit mal équilibré, dans un berceau, etc. Les secousses infiniment légères qu’occasionnent ces gestations , ne peuvent convenir qu’à des individus prodigieusement affaiblis, ils seraient sans effet dans toute autre circonstance. On peut d’ailleurs multiplier ces exercices de mille manières différentes.

Art. III. Exercices mixtes.

Il est enfin une série d’exercices qui ne sauraient être rangés dans les deux classes précédentes , parce qu’ils participent de la nature des uns et des autres.

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