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DEUXIÈME PARTIE

car, au bout d’un certain temps, il n’est pas douteux que ce viscère ne se trouvât affaibli comme tous ceux de l’économie. On a cependant remarqué que certains exercices tels que la promenade, favorisaient le travail intellectuel. J. J. Rousseau était assailli par une multitude de pensées pendant cet exercice, et il n’est personne qui, dans une marche un peu vive, ne soit excité au point de parler et de gesticuler seul. On doit attribuer cet effet à l’augmentation des mouvemens circulatoires, à la plus grande abondance de sang qui afflue vers l’encéphale, en même temps que l’action des membres inférieurs est trop peu considérable pour opérer une révulsion sensible. Nous le répétons, le repos prolongé diminue la sensibilité. C’est principalement sur les organes de la locomotion que l’inaction fait sentir sa funeste influence. Les muscles deviennent mous, pâles et lâches, leur contractilité s’affaiblit au point qu’ils entrent péniblement en action, et se lassent par le moindre exercice ; bien plus , ils s’affaissent sur eux-mêmes , s’atrophient. Les seuls organes sexuels, pendant un temps au moins, semblent gagner quelque activité par le repos; mais il ne tardent pas à partager l’inertie générale.

Le repos est donc essentiellement débilitant, aussi est-il infiniment utile dans le traitement des maladies aiguës, et concourt-il alors avec efficacité à la résolution , et seconde-t-il merveilleusement la puissance des autres moyens anti-phlogistiques.

cours d’hygiène.

§ III. Des professions.

Art. I. Considérations générales.

En acceptant le pacte social, l’homme contracte l’obligation de payer un tribut à la société. Dès le moment où il consent à jouir des avantages sociaux, il consent aussi à partager les inconvéniens qui les suivent. La vie n’est qu’un échange de services mutuels, et chacun doit s’empresser d’apporter son offrande sur l’autel de l’utilité publique. Chacun doit contribuer selon ses moyens physiques et moraux à l’ordre général et au bonheur de tous. C’est une véritable monstruosité dont la nature offre peu d’exemples, que des êtres vivant aux dépens des autres, semblables à ces animaux parasites qui s’engraissent du sang et de la substance d’autres animaux, et que ceux-ci écrasent sous leurs dents, l’homme oisif et égoïste, inutile fardeau, vil rebut de la société qu’il déshonore , devrait être repoussé de son sein; si l’ennui mortel et le remords plus terrible ne vengeaient assez la chose publique. Ces réflexions s’adressent directement à cette classe entière qui osa ériger la fainéantise en noblesse, qui conçut l’imbécile orgueil de croire déroger en se rendant utile à ses concitoyens, par l’exercice de quelque profession industrielle, et qui crut plus noble de mendier en rampant les faveurs des princes. Comment se peut-il que la politique consacre ces abus insensés! Honneur au modeste artisan dont l’adresse subvient à nos diffé-

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