DEUXIÈME PARTIE. a
affections, et plusieurs donnent lieu à des ophthalmies rebelles. On a vu des commotions électriques, produites par la foudre ou par les moyens de l’art, être suivies de résultats aussi funestes : mais nous devons nous borner ici à indiquer ces phénomènes.
Art. VI. Des divers agens de V lijgiene.
Les divers agens modificateurs de l’économie, qui constituent proprement la matière de l’hygiène, exercent aussi leur action d’une manière plus ou moins directe sur les organes delà vision; cette action peut être due aux changemens que ces agens déterminent dans l’hématose ou aux modifications qu’ils impriment à l’innervation. Leur influence sur la vue est presque toujours secondaire.
Il est bien généralement reconnu qu’une alimentation trop riche et trop abondante, en occasionant la pléthore, procure des éblouissemens, des vertiges et a été jusqu’à produire la cécité. L’abstinence ou le défaut d’alimentation, en jetant toute l’économie dans un profond collapsus, n’épargne pas non plus les organes dont nous parlons. Les yeux des malheureux qui sont privés d’alimens, se couvrent de nuages, d’un voile épais qui leur dérobent les objets qui les entourent. On a été jusqu’à prétendre que l'usage de certaines substances alimentaires, telles que le persil, la laitue, le riz, etc, agissait directement sur la vue; mais cette assertion est loin d’être démontrée, et paraît n’être qu’une erreur populaire.
COL HS D HYGlicNL.
Les effets dont nous parlons sont bien plus souvent encore la suite de l’abus des liqueurs alcooliques. C’est bien certainement en stimulant d 'une manière spéciale le système nerveux qu'elles produisent 1 ivresse; soit que cette stimulation arrive par le moyen de la circulation, soit qu’elle ait lieu par la transmission des nerfs. Un grand nombre de substances très-excitantes, telles que les huiles essentielles, etc. en occasionant tous les effets des boissons alcooliques, ne déterminent pas l'ivresse; ce qui prouve, dans ces dernières, cette action spéciale dont nous parlons : or, cette action spéciale est très-funeste aux organes des sens. Il est rare que les ivrognes aient debonsyeux.
Les diverses qualités de l’air portent sur les yeux une impression variable. Sa température moyenne est certainement la plus convenable à ces organes. La densité de ce fluide étant jointe ordinairement à sa pureté est aussi une condition avantageuse, et lorsque sa rareté n'est pas due au mélange de la vapeur, c’est-à dire qu’elle n’est que le résultat de l’élévation des lieux, elle ne peut être que favorable à la vision. Mais on se tromperait si l'on croyait que l’air chaud lut sans influence sur la vue; cette fonction participe alors de la langueur et de l’abattement où se trouve plongée l'économie animale tout entière. L’air chaud, quand il est sec, irrite les conjonctives, en faisant évaporer promptement les liquides destinés à les lubréfier, ainsi que nous l’avons annoncé déjà; et d’ailleurs il est raro dans cette circonstance, que la poussière disséminée dans l'atmosphère ne vienne joindre aux autrescauses