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DEUXIÈME PARTIE

son action fâcheuse. L'air froid et sec excite la secrétion des larmes, mais est absolument sans danger. Il n'en est pas de même de l'air froid et humide. lai vapeur qu'il contient dans cet état, trouble sa transparence, et fatigue beaucoupla vue;elleest quelquefois piquante, et fait naître des oplit liai mies qui régnent épùlémiquement. Les vents occasionnent fies accidens semblables; ce sont surtout les vents brulans du désert, d’Egypte et d'Arabie, qui possèdent cette funeste propriété ; il est inutile de repéter que c'est en grande partie par le sable dont ils sont chargés.

De ce que nous venons de dire, il est facile de déduire quels sont les saisons, les climats et les localités qui peuvent nuire ou être avantageux à la vue. L été, où règne une chaleur et une lumière excessives, ne sera pas sansinconveniens, si l'on ne cherche pas à modérer leur influence. Pendant l’hiver, l'éclat de la neige ou l’obscurité qui règne trop long-temps sur 1 horizon, pourront avoir les mêmes résultats. Les climats méridionaux partageront les desavantages de l'été ; ceux du Nord, les dangers de l'hiver; les climats tempérés, ainsi que le printemps et l'automne, seront les plus convenables à la vue.

Quoique la plupart des exhalations, des sécrétions et des excrétions n’agissent que faiblement sur la vue, il en est cependant quelques-unes dont l'influence est généralement admise. Je me tairai sur les exhalations et les sécrétions folliculaires cutanées et muqueuses, sur les exhalations sereuses et cellulaires; mais il est une secrétion sur laquelle il est impos-

'^8 couus d’hygiène.

sible de garder le silence, c’est celle du sperme. Je ne sais si l’évacuation de ce fluide a une action directe sur les organes de la vision, ou si elle n’agit sur eux qu’en portant sur le système entier de l’innervation une impression violente; niais ce qu’il est impossible de nier, c’est que la vue ne soit manifestement affaiblie après des excès dans les plaisirs de l’amour. D’autres évacuations lorsqu’elles sont portées à l’excès, peuvent produire des résultats analogues; c’est surtout l’émission sanguine qui se trouve dans ce cas. Le peuple n’ignore pas que des saignées trop fréquentes ou trop copieuses ont quelquefois occasioné la cécité; et les auteurs les plus recommandables ont sanctionné cette assertion par leur assentiment.

L’exercice et le repos n’impriment à la vue que des modifications secondaires, ce n’est que par les changemens qu’ils déterminent dans l’économie animale entière qu’ils agissent sur cette fonction. Il faut cependant excepter de la classe générale des exercices ceux qui exigent le travail particulier de ce sens, comme la chasse et certaines professions, etc.

L’exercice et le repos de l’œil sont loin d’être sans influence sur la perfection de cet organe; soumis aux lois générales qui régissent l’organisme, l’exercice excessif le fatigue et l’use, et le repos trop prolongé ne lui est pas moins défavorable. C’est par un exercice modéré qu’d acquiert toute la force, tout le développement, toute la perfection dont il est susceptible.

Les passions, ces modificateurs si puissans de l’or-

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