DEUXIÈME PARTIE
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B. l)es professions qui exigent un violent exercice musculaire.
Nous n’entendons pas parler dans cet article des artisans qui sont soumis à l’influence pernicieuse de quelque gaz délétère, nous aurons occasion d’en traiter incessamment; mais seulement de ceux dont le métier exige des mouvemens forts et continus. Ce que nous avons dit de l’exercice s’applique sans axception au cas dont nous nous occupons. De tous les artisans, oeux qui font beaucoup d’exercice jouissent de la meilleure santé; ils ressentent les effets salutaires de ce puissant modificateur de l’organisme, surtout lorsqu’ils travaillent à l’air libre. Ces ouvriers ont seulement à craindre de se livrer à des travaux, à des efforts trop pénibles; alors ils s’usent dans toute la force du terme; ils tombent dans le marasme, dans une vieillesse précoce, et meurent d’une manière prématurée. Lorsque ces individus exercent de préférence telle ou telle partie du corps, elle acquiert un volume prédominant, qui peut, selon les circonstances, devenir utile ou funeste. L’habitude , la répétition des mêmes actes fait contracter des attitudes plus ou moins vicieuses qui peuvent gêner les viscères contenus dans les diverses cavités, entraver leur exercice, empêcher leur développement, les altérer dans leur texture, ou les forcer à s’échapper au dehors. Un médecin consulté sur le métier à faire prendre à un enfant, pourra, d’après ses prédispositions et les effets connus des diverses professions, soustraire plus d’une victime à une mort assurée.
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soit en conseillant une profession utile, soit en interdisant une profession dangereuse.
Les hernies, les anévrysmes du cœur et des gros vaisseaux, les hémorrhagies, les fractures, les luxations, les inflammations, etc. sont les maladies les plus fréquentes parmi les ouvriers qui sont condamnes à des exercices violens et pénibles. Parmi ces artisans, nous ne nommerons pas les athlètes, les lutteurs, etc., dont la profession est tombée en dessuétude, mais bien les cavaliers, les portefaix, les crocheteurs, les danseurs, les sauteurs, les laboureurs, etc., etc. v
On doit conseiller à ces ouvriers d’interrompre fréquemment leurs travaux, et de se livrer à un exercice qui exige des mouvemens opposés à leurs mouvemens ordinaires; de laisser même entièrement dans le repos les membres les plus exercés, et de mouvoir ceux qui sont habituellement dans l'inaction. La lecture de quelques ouvrages agréables pourra leur servir d’utile délassement. Ils devront prendre beaucoup de sommeil , rien ne réparant davantage les dépenses que nécessite l'action des puissances locomotrices. Ils devront user avec parcimonie des plaisirs de l'hymen.
La nourriture de ces ouvriers doit être abondante et fortement réparatrice. Leur estomac robuste digère avec promptitude les alimens les plus substantiels. Le bœuf, le mouton et même la chair de porc n’opposeront qu'une faible résistance à leurs forces gastriques. Il est cependant nécessaire que les viscères