‹ Cours elementaire d'hygiene (volume 2)Chapitre 149 sur 207 · C. Des professions sédentaires · texte numérisé non relu

C. Des professions sédentaires

Les professions sédentaires , sans contredit les plus multipliées de la société, exposent ceux qui les exercent à tous les inconvéniens du défaut d’action musculaire, à ceux qui sont attachés à la respiration d’un air insalubre , et souvent à ceux qui

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dépendent d’une position gênante et toujours la mêmé.

Il n’y a pas, à proprement parler, de profession où l’on soit obligé de rester tout-à-fait immobile. Nous ne connaissons guère qu’une secte religieuse stupide qui se condamne à une immobilité perpétuelle. Tous les métiers exigent un exercice quelconque plus ou moins fort. Parmi ceux qui obligent de rester renfermés, ceux qui demandent le plus de mouvemens sont encore ceux qui nuisent le moins à la santé. Il ne peut entrer dans notre plan de traiter de chaque profession en particulier, mais nous devons dire en général que les ouvriers sédentaires et qui prennent peu d’exercice, n’éprouvent qu’un appétit faible; que la digestion est chez eux languissante; que les substances alimentaires dont ils font usage étant ordinairement de mauvaise nature, elles donnent lieu à un chyle peu abondant et peu réparateur, dont l’absorption se fait péniblement ; que leur respiration est peu énergique ; et comme l’air qu’ils respirent est ordinairement vicié par les émanations d’un grand nombre de personnes rassemblées dans le même lieu, par les exhalaisons des diverses matières qu’ils mettent en usage, par la combustion qu’exigent leurs fourneaux, leurs poêles, ou simplement leurs chandelles ; ils absorbent le peu d’oxygène que cet air contient en très-petite proportion, et beaucoup de matières insalubres qu’il renferme en abondance. De là un sang de mauvaise nature qui circule dans toute l’économie, et qui, au lieu de porter dans tous les organes les principes de vigueur et de santé , n’y

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