COURS D’HYGIÈNE
sation, à laquelle succède un abattement encore plein de charme. Cette surexcitation fait place à une faiblesse d’autant plus grande que la jouissance a été plus vive. Celle-ci se perpétue ordinairement long-temps encore après la copulation, elle se propage jusqu’à l’extrémité des doigts. Mais la scène est changée, le pcnis est retombé dans son état de mollesse ordinaire. La circulation encore accélérée ne tardera pas à reprendre son état naturel, et peut-être de descendre au-dessous. La respiration est déjà ralentie, mais de temps à autre une longue inspiration est suivie d’une prompte expiration. Les yeux sont ternes et abattus, les paupières à demi-closes; la lumière est importune, ainsi que le bruit; le tact a perdu son exaltation, et le contact de la personne aimée, quoique voluptueux encore, n’a plus le même attrait; une tendance au sommeil se manifeste, et lorsqu’il s’empare de nous, il est doux, bienfaisant et réparateur; il est rare qu’au réveil de nouveaux désirs ne se fassent sentir encore. La voix est faible et mal assurée; les organes locomoteurs fatigués peuvent difficilement remplir leurs fonctions; la tête tombe sur la poitrine, les bras sont pendants, les membres abdominaux fléchissen®sous le poids du corps, tels sont les effets immédiats du coït.
S’il est pris avec modération, il est infiniment utile à l’homme, et mettant de coté le plaisir vif qu’il procure, il est vrai de dire qu'il redouble l’énergie de tous les organes. La natute n’en a fait aucun pour le condamner à un repos absolu; la sagesse consiste à