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De pas violer ses lois par des excès coupables ou pai une abstinence absurde. Au reste, comme nous le verrons tout à l’heure, elle sait bien venger cette violatiompar les peines sévères qu’elle inflige au transgresseur. Le coït modéré entraîne des pertes qu’il faut réparer*; pour cela il augmente l’appétit et la soif, il active la digestion; l’absorption intestinale et interstitielle Se font avec pj|^de rapidité, et la nutrition générale est augmentée. Nous ne répéterons pas que ce n’est pas par l’accroissement de l’embonpoint que cette augmentation se manifeste, mais bien par l’accélération des mouvemens de composition et de décomposition. Le cœur redouble d’énergie, la circulation est plus rapide et plus prompte, les actes respiratoires se succèdent plus facilement et plus fréquemment et l’oxygénation du sang est plus complète. Les exhalations, les sécrétions glandulaires, conséquences nécessaires des autres fonctions participent à leur accroissement. Les sens sont plus subtils, plus susceptibles d’impression. Le cerveau est plus capable de travail; des idées de bonheur et d’espérance l’occupent;
1 homme est alors doux et bienveillant. Il n’ést pas jusqu à la voix, jusqu’aux organes locomoteurs qui ne ressentent la favorable influence d’un coït modéré.
Pour que le coït procure toujours des effets aussi salutaires, il est des précautions à prendre. La plus importante sans contredit, c’est de ne pas s’y livrer trop souvent. Si Ion suivait les vœux de la nature, si on ne s’abandonnait au coït que pour la propagation de l’espèce, il est certain que ses actes seraient
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infiriment rares, on cesserait de s’y adonner dès que la fécondation aurait eu lieu. Mais dans l’état de civilisation, soit par dépravation, soit par une organisation privilégiée, l'homme est loin de se borner à ce qui est nécess&ire à sa reproduction; et faisant du coït un plaisir, il en multiplie les actes autant qu’il le peut. Des caressés indiscrètes, des excitans intérieurs, des images, des livres, des s|gptacles, des conversations, pleins de volupté, sollicitent ses désirs. 11 en résulte d'abord des érections avortées, des plaisirs imparfaits, et par suite l’impuissance et une foqle. de maladies dont nous parlerons bientôt. Mais à quelle distance doit-on prendre les plaisirs de l’amour? Il est impossible de répondre à cette question d’une manière absolue. Telle chose sera pour 1 un un exces qui ne sera pas pour l’autre le nécessaire. Si l’envie de satisfaire une épouse ou une amante dont les dé* sirs se renouvellent bien plus fréquemment que les nôtres, si l’amour-propre ne nous poussaient à mul* tiplier nos sacrifices, il serait très-sage d’attendre que les signes de besoin que nous avons décrits tout à l’heure se manifestassent, pour se livrer au coït. Alors il serait toujours avantageux. Ces signes se montrent à des intervalles bien différens selon les âges, les cons* titutions ,( le régime, les habitudes, etc. Un homme jeune, fort, qui n’a jamais abusé ni de 1 onanisme ni du poït, d’une constitution où domine l’appareil digestif et circulatoire, soumis à une alimentation abondante et réparatrice, qui use sagement en un mot de tous les moyens de l’hygiène, peut éprouver ces besoins et
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les satisfaire plusieurs fois par jour; mais cet exercice ne tarderait pas à l’affaiblir sensiblement. 11 est plus sage qu’un homme dans tout son éclat ne s’approche de son épouse qu’une Ibis par jour, ou même une fois tous les deux jours. Observons que nous ne parlons ici que des individus placés dans les conditions les plus favorables. Les personnes plus faillies ne déviaient se livrer à ce plaisir qu’une fois par semaine, deux fois par mois, et même, à une certaine époque, s’en abstenir complètement.
Les jeunes gens qui entrent » peine dans l'àge de puberté, s’abandonnent sans réserve aux plaisirs de l’amour. C’est assurément le moyen le plus infaillible de ne jamais les connaître dans toute leur plénitude. Il est important que l’homme ait achevé son accroissement, et qu’il ait même beaucoup gagné en intensité pour qu’il puisse se livfer impunément à ses désirs. Ce ne serait donc que vers la vingt - deuxième ou vingt-cinquième année que les premières jouissances devraient être prises; mais qu’une telle réserve est loin de nos mœurs !
S il est dangereux de se livrer trop tôt à l’acte de la copulation, il n’est pas moins funeste de s’y livrer tiop tard; et plus d’un vieillard téméraire a payé de sa vie des tentatives au-dessus de ses forces. Pour faire naître des désirs illusoires, il est presque toujours obligé d avoir recours à des moyens artificiels qui ne sont jamais sans danger. Le coït est honteux et dégoûtant chez un vieillard, il doit avoir la sagesse de s en abstenir dès que ses sens ont cesse de