‹ Cours elementaire d'hygiene (volume 2)Chapitre 159 sur 207 · COURS 1) HYGIÈNE · texte numérisé non relu

COURS 1) HYGIÈNE

parler, et cela, sous peine de plus graves accidens.

Tous les momens du jour ne sont pas également propices au coït : l’aurore est, selon quelques auteurs, l’instant le plus favoYable; je ne partage pas cette opinion. Il est bien vrai qu’on éprouve à cette heure une forte érection, que le sommeil a terminé l’acte de la réparation; mais d’abord cette érection, souvent favorisée par l’accumulation de l’urine dans la vessie, n’est pas toujours l’expression d’un véritable désir ; en second lieu le coït pris à cette heure fatigue pour le reste du jour, et rend incapable de remplir les devoirs sociaux. Dans le jour, surtout, lorsque le premier repas du matin est digéré, on est parfaitement disposé pour ces plaisirs ; mais alors l’on est occupé à ses travaux, ou le même inconvénient existe. Il est extrêmement fâcheux de se livrer au coït immédiatement après le dîner, lorsque l’estomac est encore plein d’alimens ; malheur à l’amant auquel orv ne peut pas accorder une autre heure ! Buffon avait cependant coutume de remplir cettç fonction dans ce moment. La digestion est à coup sûr pervertie par l’ébranlement général que nécessite le coït; à quoi il faut ajouter que l’irritation portée sur l’estomac permet rarement à l’érection d'être complète, et qu’on n’obtient ce résultat que par une excitation répétée. Alors le travail dont la nature avait besoin pour opérer la digestion est suspendu; il s’établit une révulsion funeste. Le moment le plus favorable poulie coït est certainement celui oîi la digestion du dîner est opérée. Le moment où l’on se couche est celui

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