CHAPITRE PREMIER
Jlègles de V Hygiène relatives aux constitutions.
L’action des diverses puissances de 1 hygiène étant relative à l'état particulier de l’organisation, c’est-àdire que chaque agent hygiénique déterminant une modification particulière selon que l’individu, qui se soumet à son influence, se trouve dans telle ou telle disposition, il est de la plus haute importance de se souvenir des différences majeures que nous avons reconnues dans l’organisme.
On se rappelle ce que nous avons écrit sur la prédominance des divers appareils. On se rappelle sans doute que partant du principe universellement reconnu que tous nos appareils réagissent les uns sur les autres, au moyen des nombreuses connexions qui les unissent, nous nous sommes efforcés de grouper les phénomènes qui nous ont paru résulter de la prédominance de la plupart d’entre eux. Nous avons tâché de trouver dans la nature les caractères qui pouvaient servir à établir ces différences, et ces portraits n’ont pas été jugés sans ressemblance; nous avons de plus mis à profit les observations profondes qui nous ont été transmises par les auteurs les plus recommandables. Un critique un peu amer, méconnaissant Tes influences réciproques des divers viscères, nous a fait un reproche d’avoir attribué un caractère dif-
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férent aux individus qui se distinguaient par dos attributs extérieurs différons et par la prédominance de tel ou tel organe. Le principal argument sur lequel il s’appuyait était que tout ce qui est de caractère ou d intelligence a son siège -dans le cerveau et nullement ailleurs. Le principe est vrai, mais on l'a exagéré dans ses applications; ce n’est pas dans un ouvrage élémentaire qu’on peut agiter des questions polémiques. Je pense que, dans ce second volume, nous aurons mis hors de doute l’influence de tous les appareils sur le cerveau, et réciproquement l’influence de celui-ci sur les autres viscères de l'économie animale. Nous pensons avoir démontré jusqu’à l'évidence que l'encéphale est un organe qui se nourrit à la manière des autres, et doit recevoir toutes les influences des diverses espèces d’alimentation et en être modrlié dans ses actes; que tous les agens de l’hygiène faisaient sentir leur puissance sur lui comme sur les* autres appareils. Pour tout esprit non prévenu, il doit être démontré déplus que l’homme extérieur n'est que l’image de l’homme intérieur; que les diverses prédominances organiques se manifestent à nos sens par des signes caractéristiques irrécusables, de même que pour la pathologie les changemens qui surviennent dans les fonctions nous servent presque toujours à reconnaître les altérations qui arrivent dans l’intérieur des cavités dont les parties contenues sont dérobées à nos regards. Nous savons bien que les phénomènes de la sensibilité ne sont ni dans les cheveux, ni dans la peau, ni dans la cou-