‹ Cours elementaire d'hygiene (volume 2)Chapitre 167 sur 207 · TROISIÈME PARTIE. jl · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE. jl

feur des yeux, et nous avons l’amour-propre de croire que l’auteur anonyme qui s’est efforcé de tourner en dérision nos principes nous rend en lui-même cette justice; mais l’observation a démontré qu 'en général l’exaltation nerveuse était plus particulière aux individus dont les chairs étaient molles et flasques, les cheveux bLonds et les yeux bleus , de même que l’augmentation de la contractilité se rencontrait la plupart du temps chez les hommes à cheveux bruns, à barbe noire et à chairs fermes, etc. Ge sont là des phénomènes de physionomie dans lesquels nous étions loin de penser qu’on pût trouver rien de bien plaisant. Je ne pense pas que les Albinos ai^it le même cerveau que nous; mais est-ce une raison pour ne pas tenir compte de leurs yeux rouges, de leurs cheveux blancs, de leur peau fine et rosée? et ces différences qui se rencontrent toujours chez ces êtres imparfaits, ne sont-elles pas plus frappantes que toutes celles qu’on voudrait leur attribuer? et ne sont-ce pas celles qui nous les font reconnaître ? Si nous prenons nos exemples dans les animaux, ne sait-on pas que ceux dont le poil est blanc sont moins forts, moins courageux que ceux dont le poil est d’une couleur foncée? les maquignons eux-mêmes ne savent-ils pas qu’un cheval couleur café au lait n’est nullement propre à soutenir une longue fatigue? La contractilité est-elle donc dans la couleur du poil ou de la peau ? non sans doute, mais cette couleur varie* selon le degré de contractilité ou de sensibilité, et c’est assez pour en tenir compte.

34a cours d'hygiène.

Ce n est pas sans y avoir profondément réfléchi que nous nous sommes décidés à exposer les tableaux des diverses constitutions; nous nous serions cependant fait un plaisir de rectifier les erreurs que nous aurions pu avoir commises, si lu critique nous en eut démontré l’évidence. Après avoir pesé avec impartialité les objections qu’elle nous a adressées, nous avons cru n’avoir rien à changer à nos premières conceptions ( i ).

Plus un organe ou un appareil d'organes est développé, plus il tend à se développer encore. Cet accroissement ne peut avoir lieu qu’aux dépens des autres appareils, et doit infalliblcment amener des résultats funestes. C’est pour cette raison que les constitutions ont été reconnues comme devant prédisposer à certaines maladies. Lors donc que nous voyons s’exagérer les signes que nous avons attribués aux diverses constitutions, nous devons chercher à arrêter les progrès ultérieurs de ce développement extraordinaire pour soustraire l'individu aux maladies dont il peut être atteint.

(i) Je dois citer avec- éloge l’idée fondamentale sur laquelle M. de Troisvèvre, interne de première classe des hôpitaux de Paris, a basé sa doctrine des tcnipérainens; elle a été inspirée par la nécessité de considérer la prédominance des organe.-» comme la cause des différences qui distinguent les individus. Il établit d’abord des prédominances simples, puis composées; d expose les corrélations qui existent entre les divers appareils. Cette pensée est juste , elle doit être accueillie.

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