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DEUXIÈME PARTIE

souvent un symptôme de plilegmasies soit du cerveau ou de ses annexes, soit de quelques parties constituantes de l’œil, et dans ce cas, ce phénomène appartient à la pathologie. Mais la vue est quelquefois augmentée de sensibilité par le repos auquel les organes de la vision ont été condamnés. Lorsqu’on a été long-temps privé de la clarté du jour, la rétine acquiert une excessive sensibilité. Les malheureux plongés dans des cachots souterrains, les ouvriers qui s'ensevelissent vivans dans les mines, sont fort exposés à acquérir cette disposition de la vue.

C’est une cause toute contraire qui donne lieu à la diminution de sensibilité; c’est l’exposition a une clarté trop forte; c’est l'impression de couleurs trop éclatantes; c’est un travail soutenu sur des objets d’une grande ténuité et non suffisamment éclairés, c'est l’opposition tranchée des couleurs qui la produisent. C’est à cet état de la vision que convient le nom de faiblesse de la vue.

Art. VIIL De la myopie.

Les personnes dont la vue est parfaite, distinguent tellement bien les objets, qu’il n'est pas de verres qui puissent leur faire acquérir quelque avantage. Elles voient, avec leurs yeux nus, beaucoup mieux que lorsqu’ils sont armés de quelques lunettes que ce soit. La généralité des individus jouit de cette précieuse faculté. Mais il en est quelques-uns dont le point de vue distinct est plus rapproché des yeux

3a cours d’hygiène.

que celui de la majorité des hommes, et il en existe

quelques autres pour qui ce point est plus éloigné.

On a donné le nom de myopie à la première de ces

dispositions, et celui de presbytie ou presbyopie à la

seconde.

Si les lois de la physique ont jamais été appliquées avec succès à l’économie humaine, c’est inconstable ment pour la vision et l’audition. Là, tout s’explique de la manière la plus heureuse et la plus satisfaisante au moyen de ces lois. On se rend compte de tous les phénomènes par les calculs les plus sévères; ici la physiologie atteint la certitude mathématique. Qui dirait cependant qu’il s’est trouvé des médecins qui ont rejeté ces explications si simples pour recourir à des hypothèses? M. Itard, dont nous aurons bientôt occasion de parler de la manière la plus honorable, M. Itard est je crois le premier qui ait combattu ces explications, mais M. Réveillé-Parise a été beaucoup plus loin que lui.

Nos lecteurs connaissent les propriétés de la lumière directe, réfléchie et réfractée. Ils savent que cette dernière l’est d’autant plus fortement, c’est-à-dire qu’elle se rapproche d’autant plus de la perpendiculaire, qu’elle passe d’un milieu moins dense dans un milieu plus dense et que ce milieu est de surface plus convexe; que le contraire a lieu lorsque la surface est concave. Si donc, vous placez sur les yeux d’un homme qui ne peut voir les objets que de très-près, un verre concave qui diminue la réfraction que les rayons lumineux peuvent subir dans

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