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TROISIÈME PARTIE

niera facilement à des alimens nouveaux. La nature des substances alimentaires sera à peu près indifférente; cependant elles devront être à demi -liquides dans le principe, et données en petite quantité à chaque repas. Plus tard des plantes oléracées, des fruits bien mûrs, de la chair bouillie et rôtie, mais peu abondante , devront composer son régime alimentaire. L’eau pure ou teinte d’un peu de vin sera sa boisson habituelle. Il pourrait cependant se présenter certaines circonstances où le vin pur fût indiqué. Les enfans des cités populeuses, nés et élevés dans des quartiers bas et humides, qui sont menacés de scrofules ou de rachitis, seront dans ce cas.

Les alimens doivent en général être donnés en petite quantité, mais fréquemment dans la journée. S’il faut éviter de faire trop attendre l’enfant, il faut éviter avec encore plus de soin de lui fournir une nourriture trop copieuse. J’ai vu des enfans auxquels, par un zèle mal entendu, on fournissait des alimens trop riches et trop abondans, succomber à cet excès d’alimentation qui avait occasioné des entérites violentes. Quant à l’heure des repas, nous partageons l’avis de M. Ratier, qui conseille d’attendre que l’appétit se manifeste.

Quelque légères qu’elles soient en apparence, les influences des agens hygiéniques sont d’une puissance incalculable dans un âge aussi tendre. L’air, nouveau fluide dans lequel l’enfant devra vivre désormais, ne paraît pas produire des résultats bien appréciables aux- yeux des personnes superficielles. Nous avons

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cependant vu dans la Climatologie quelles modifications ses diverses qualités pouvaient produire dans l’économie animale. Nous ne parlions cependant alors que des adultes chez lesquels les forces étaient entièrement développées; que sera-ce sur des êtres si faibles, si délicats? Un enfant qui vient de naître est recouvert d'un épiderme tellement ténu, que l'impression nouvelle qu'il reçoit de l'air qui l'entourne doit être extrêmement sensible. Pour le soustraire à toute influence fâcheuse-, nous avons vu que la nature l’avait revêtu d’un enduit onctueux et gras. Nous devons alors seconder ses vues, en tenant le nouveau-né dans une douce température, le plus possible analogue à celle qu’il vient de quitter. Peu à peu on abaissera cette température, et l'on accoutumera l’enfant (en prenant toutefois les précautions les plus minutieuses d’abord ) à passer d’une température à l’autre, du chaud au froid, du sec à l’humide. On l’habituera ainsi à ne rien redouter de ces variations atmosphériques auxquelles il doit être exposé pendant le reste de ses jours. #

Niais nous savons que ce n’est pas seulement par son action extérieure que l’air imprime des mutations dans l’organisme. Son influence est bien autrement grande comme corps resjnrable. C’est là que, mêlé immédiatement, pour ainsi dire, à notre propre substance, il introduit avec lui la santé ou la maladie, la vie ou la mort, selon qu'il est pur ou délétère. < )n ne saurait mettre une importance trop grande dans le choix de celui qu’on destine à l’enfant. Le plus

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