‹ Cours elementaire d'hygiene (volume 2)Chapitre 186 sur 207 · DEUXIÈME ET TROISIÈME DIVISIONS · texte numérisé non relu

DEUXIÈME ET TROISIÈME DIVISIONS

Règles de V Hygiène relatives a l’adolescence et a l’âge adulte.

L’ad’ûlescence ne demànde pas de règles hygiéniques tellement différentes des règles générales qu’il soit nécessaire de nous y arrêter. U sera facile de déduire de tout ce que nous avons dit jusqu’ici , ce qui lui sera particulièrement utile. Quant à l’âge adulte, c’est presque toujours celui pour lequel on trace les préceptes généraux. La plupart de ceux que nous avons donnés lui sont entièrement applicables; ce serait donc tomber de plein gré dans les plus dégoûtantes répétitions que d’en reparler ici.

QUATRIÈME DIVISION

Règles de l’Hygiène relatives à la vieillesse.

Il est peu de nations, si sauvages qu’elles soient, qui n’entourent la vieillesse de quelque respect. L’absence de ce sentiment serait aussi maladroit que blâmable. D’après les lois inévitables de la nature, nous devons tous sortir de la vie en perdant graduellement quelques-uns des attributs dont nous sommes doués; nous devons tous vieillir, et si un front chauve ou couvert de cheveux blancs, en attestant ses longs services, ne se rendait par lui-même justement respectable, nous devrions encore lui payer

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un tribut de vénération propre à adoucir les amertumes de la vieillesse, dans l’espoir qu’un jour nous devons être nous- mêmes les objets d’un sentiment semblable. Mais ce retour sur soi-même n’est pas nécessaire au cœur humain pour être touché par la faiblesse, par l’image d'une destruction prochaine, et pour être reconnaissant de l’existence qu’il doit à ceux qui Font fait naître et des soins qu'il en reçut dans son enfance. Chercher à exempter la vieillesse des maux qui l’accablent, à prolonger la durée de la vie à l’abri de la douleur et des chagrins qui la suivent, doit donc être pour nous un devoir, aussi bien qu'un plaisir.

L’organisation du vieillard est trop différente de celle des autres âges pour que personne puisse s'imaginer qu’elle doive être soumise aux mêmes règles hygiéniques. Nous avons vu en effet que dans la vieillesse beaucoup d'organes cessaient leurs fonctions, et que la plupart des autres perdaient leur activité , leur énergie : il est donc évident que la conduite doit changer. Mais hélas! malgré ces avertissemens si positifs de la nature, combien peu de, vieillards sont- ils assez sages pour se résoudre à quitter leur manière de vivre; combien au contraire, sourds à ces conseils, ne persistent-ils pas dans leurs anciennes habitudes?

Les puissances de l’hygiène déterminant des modifications bien autrement graves sur un corps affaibli que sur un corps dans toute sa force, il est de la plus haute importance d'en régler l’usage.

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