TROISIÈME PARTIE
donc combien il est important de faire respirer aux individus d’un âge avancé un air pur, sec et chaud. La chaleur animale se reproduit à cette époque avec la plus grande difficulté; on ne saurait mettre trop de soin à l’entretenir. C’est principalement par la combustion qu’on atteindra ce but, et par la manière de se vêtir. 11 est inutile de répéter que le feu de .cheminée est préférable à celui des poêles. La chaleur et la lumière solaires semblent ranimer la vie prête à s’éteindre; c’est le stimulant le plus doux et le plus favorable que les vieillards puissent rechercher. Heureux celui auquel la fortune permet d’abandonner le ciel embrumé qui le vit naître, pour aller jouir du ciel toujours pur et serein des climats méridionaux ; il prolongera par ce moyen son existence , et retrouvera une jeunesse nouvelle. Les variations atmosphériques seront plus redoutables pour le vieillard que pour l’adulte ou l’adolescent, il ne devra pas s’y exposer imprudemment. Enfin pour lui, comme pour tous les âges, l’air bienfaisant de la campagne lui procurera une vie longue et exempte d’infirmités.
La peau fait mal ses fonctions dans les dernières années de la vie; elle est sèche et aride , dépourvue de perspiration. Aussi est-elle assiégée par une multitude d’éruptions chroniques. Le plus puissant moyen de lui restituer scs facultés, de lui rendre sa souplesse et sa perméabilité, c’est sans contredit de l’humccter fréquemment par les bains tièdes ; mais ce bain a l’inconvénient assez grave à cet âge de produire une assez grande faiblesse , ce qui empêche de
COUCS o'iIYGIKNE.
le donner aussi souvent qu'il serait nécessaire. On aura soin de ne pas le prolonger long-temps; vingt minutes, une demi-heure suffiront pourobtenir l’avantage que l’on désire, et pour éviter le danger que l’on redoute. A defaut de bain chaud on recommandera des lotions fréquentes ; il est malheureux que les vieillards enclins à l'inaction, se refusent à ces pratiques salutaires, ils ignorent combien de maux ils éviteraient par ces sages précautions. Les frictions et le massage leur seraient aussi fort utiles. Les bains froids ne leur présentent que des dangers, rien ne leur étant plus funeste que la concentration des fluides de la périphérie à l’intérieur; la réaction étant chez eux très-difficile.
La fétidité des exhalations qui ont lieu sur diverses parties du corps leur commande aussi impérieusement que leur santé d'avoir recours aux moyens que nous venons d’indiquer.
Les vêtemens doivent avoir pour but de préserver les personnes vers leur déclin des intempéries des saisons; mais pour remplir cette indication, tous lesmoyens ne sont pas indifférons. Les tissus doux, moelleux et flexibles, les vêtemens bien chauds, n’exerçant aucune compression, rempliront la plu^rt des conditions exigées. Nous avons vu que malgré l’autorité de Willich, les tissus de laine ne devaient pas être constamment appliqués sur la peau; mais la vieillesse fait exception à la règle que nous avoi^j établie, et pour elle celle méthode de se vêtir aura les plus grands avantages. Protégé par ces vêtemens , leur