‹ Cours elementaire d'hygiene (volume 2)Chapitre 19 sur 207 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

(Hygiène domestique, pag. 596, tome 2.); mais je ne pense pas qu’elle soit plus fondée que les autres; et, bien que l’on puisse citer quelques vieillards vraiment myopes, on sera toujours forcé d'admettre qu’ils sont en très-petit nombre comparativement aux jeunes gens, et comparativement aux vieillards presbytes. Bien plus, c’est que les prétendus vieillards myopes ne sont la plupart que des personnes qui ont la vue faible, telle que nous l'avons admise dans l’article précédent, et pour lesquels les verres concaves sont inutiles; mais on ne doit pas confondre cet état avec la myopie véritable. Si cette disposition persiste quelquefois avec l’âge, cela ne prouve absolument rien contre les causes qu’on a cru pouvoir lui assigner; il faut seulement admettre que, dans quelques cas, ces causes persistent malgré les progrès de lage. De ce que la force de réfraction diminue ordinairement avec la vieillesse , il ne s’ensuit pas qu’il ne puisse y avoir quelques dispositions particulières qui résistent à cette nécessité. Tous les vieillards ne sont pas chauves, n’ont pas les cheveux blancs, ni les artères ossifiées; il en est qui conservent leurs dents, etc.

Le développement des facultés intellectuelles, chez quelques myopes, ne prouve pas davantage que la myopie soit due à un état nerveux : il y a bien des myopes qui sont des sots.

Enfin, nous dit-on, les verres concaves ne font distinguer les objets que parce qu’ils les montrent plus éclairés, et c’est précisément par cette intensité de la lumière, que la sensibilité de la rétine se trouve puis-

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samment excitée, et ce n’est nullement en neutralisant la force de réfraction. Mais si l’on eût réfléchi que les verres concaves, au lieu de concentrer les rayons lumineux, les dispersent, on aurait sans doute trouvé la véritable cause de cette augmentation de clarté. Voici donc ce qui se passe dans ce cas : Nous avons dit tout à l'heure que la trop grande réfringence faisait que les rayons lumineux se réunissaient avant d’avoir atteint la rétine, et qu’ils ne devaient arriver sur celte membrane que disséminés; si donc au moyen d’un verre concave on diminue cette trop grande réfraction, le sommet du cône c'est-à-dire le point oti tous les rayons lumineux sont réunis arrivera sur la rétine, et l’objet paraîtra plus éclairé; mais celte augmentation de clarté sera une nouvelle preuve en faveur de la trop grande force réfringente de l’œil ou de quelqu’une de ses parties, puisque ce n’est qu’en diminuant cette force qu’on obtient ce résultat.

Nous pensons donc qu’on s’est trompé en attribuant la myopie à un étal particulier de l’élément nerveux de l’œil. Voyez au reste l’hygiène oculaire de M. Piéveillé-Parise.

Art. IX. De la presbytie ou presbynpie.

Lorsque l’homme avance dans sa carrière, environ vers sa cinquantième année, il n'aperçoit plus les objets voisins de ses yeux avec la même netteté, il ne voit plus que ceux qui sont placés à une certaine distance; alors il devient presbyte. Cet état reconnaît

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