TROISIÈME PARTIE
elle se plaindra tic pesanteur à l’épigastre, de lassitude spontanée , et d’écoulement blanc par les parties génitales.
La thérapeutique possède bien des moyens pour combattre ces accidens ; mais les Ressources de l’hygiène ne doivent pas être négligées. — Après l’application des sangsues à la vulve, les révulsifs, les bains de pieds sinapisés, etc., que la thérapeutique ordonne dans le premier cas, et qui ont l’avantage et de favoriser les efforts de la nature et de suppléer à leur insuccès et de faire disparaître les accidens , il est bon de conseiller un régime alimentaire ténu et rafraîchissant, des bains de siège, un exercice violent à pied ou à cheval, les distractions de toute espèce, l’air de la campagne, etc.
Dans le second cas, on s’abstiendra complètement des émissions sanguines, qui empêcheraient certainement l’accomplissement des vœux de la nature, mais les purgatifs pourront être conseillés ; les pédiluves irritans, les lavemens même possédant cette qualité à un léger degré ; les vins amers , les aromatiques , les préparations mal à propos dites emménagogues pourront avoir d’heureux résultats. Une alimentation tonique, excitante et réparatrice, l’usage d’un vin généreux , de thé et de café purs , les bains de siège fort chauds, et les exercices prescrits dans le cas précédent, mais proportionnés aux forces de la jeune personne, pourront faciliter l’apparition du flux menstruel.
Une fois que cette évacuation périodique aura
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paru, il faudra prendre les plus grandes précautions pour qu’elle ne sc supprime pas. C’est surtout à la seconde époque qu'il faut redoubler d’attention. S'il fait fpoid , il faudra empêcher que la fdle récemment nubile ne s’expose à l’action de la température extérieure; il faudra prendre garde qu'elle ne se mouille à l’eau froide les mains ou les pieds, ou toute autre partie du corps; qu’elle ne reçoive quelque émotion vive. Les femmes à cette époque étant extrêmement susceptibles d'impressions morales, les personnes qui les entourent ne peuvent pas mettre trop d’attention à ne pas les contrarier. Ces précautions devront être prises à la troisième et à la quatrième menstruation. Lorsqu'enlin cette évacuation périodique sera établie d’une manière régulière, les femmes ne devront jamais oublier que les moindres écarts dans les agens de l'hygiène peuvent la supprimer, et que cette suppression occasione toutes les maladies.
Lorsque la femme a conçu, le nouvel être qu’elle porte dans son sein ne lui permet plus de se conduire avec indifférence, sous peine du moins de lui ôter la vie et d'altérer sa propre santé.
I^i femme qui va devenir mère se doit tout entière au fruit de ses entrailles. Si la tempérance fut jamais rigoureuse, c'est pour la femme qui a conçu ; des alimens d'une digestion facile, nourrissans et peu épicés, pris en quantité modérée et non d'une manière excessive, comme s’imaginent devoir le faire la plupart des mères; des boissons peu stimulantes devront composer son régime alimentaire. Faut-il satis-