‹ Cours elementaire d'hygiene (volume 2)Chapitre 196 sur 207 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

ques légers alimens de facile digestion, et du huitième au quinzième jour la mère pourra se lever, et non précisément le neuvième , comme le veut le vulgaire pour toutes les constitutions. Si la mère remplit le vœu de la nature, les précautions qu’elle devait prendre pendant que l’enfant était dans son sein doivent être continuées avec le même scrupule. Elle devra surtout surveiller sa nourriture. Le lait contractant des qualités diverses, selon l’espèce d’alimentation , on ne saurait être trop attentif aux substances dont on se nourrit. Il faudra surtout avoir le courage de se mettre à un régime sévère , si le lait est trop abondant. Nous l’avons déjà dit, rien ne leur est plus dangereux qu’une nourriture trop copieuse.

De quarante-cinq à cinquante ans, dans nos climats, la femme a payé son tribut à la reproduction de l’espèce. La nature va désormais la débarrasser d’une évacuation assujettissante, et lui procurer le repos qu’elle a si justement gagné par tant de souffrances. Il est vraisemblable que, hors de l’état social, cette cessation s’opérerait sans accidens; mais, dans notre état de civilisation, il s’en faut bien que les choses se passent ainsi. Tant de dangers menacent la femme parvenue à cette époque , qu’on lui a donné le nom effrayant ftép-oque critique , comme si elle était le jugement de la vie. Les femmes qui ont eu le bonheur de la traverser, poussent ordinairement fort loin une carrière assiégée par moins d’infirmités que la vieillesse de l’homme. Compensation bien juste des maux sans nombre dont elles furent victimes dans le reste de leur

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vie! Mais, pour passer Celte époque sans naufragés, il faut qu'elles se soumettent courageusement aux préceptes que leur dicte l’hygiène : la moindre transgression à ces lois devant être sévèrement punie. Leurs alimens, leurs boissons, leurs vêtemens, leur habitation; enfin tous les agens modificateurs, qui peuvent les influencer à cette époque, devront être réglés avec la plus stricte sévérité : nous croyons devoir nous dispenser d'entrer dans des détails qui pourraient paraître superflus. Ce sujet a paru si vaste et si intéressant, que des médecins du plus grand mérite en ont fait le sujet de leurs méditations, et qu’on a cru devoir publier récemment une monographie sur cette matière.

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