‹ Cours elementaire d'hygiene (volume 2)Chapitre 198 sur 207 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

de les surmonter par des précautions convenables; mais il faudra prendre garde d’employer la violence, ce serait sans contredit le plus sûr moyen de produire l’effet contraire. C’est par l’exemple, c’est en •donnant des éloges non affectés à l’objet de la répugnance, qu’on pourra espérer de la vaincre. Il n’est pas douteux qu’il n’y ait de l’avantage pour un homme de pouvoir faire usage de toutes^les substances alimentaires; mais si, pour atteindre ce but, on s’exposait à occasioner quelque accident grave, l’inconvénient, par lequel on achèterait ce privilège, surpasserait de beaucoup l’utilité qu’on pourrait en retirer.

Il est des individus heureusement constitués, qui vivent sous tous les climats, sous toutes les températures; il en est d’autres, et en très-grand nombre, qui succomberaient dans telle ou telle région peu éloignée, et peu différente d’ailleurs de celle qui les vit naître. L’humanité exige que ces malheureux soient rendus à leurs foyers. On a pu voir fréquemment d’infortunés soldats périr dans des pays étrangers, non par la nostalgie, mais par cette influence de l’atmosphère.

Quelques constitutions réclament une haute température, que d’autres repoussent comme dangereuse ; il est convenable de s’accommoder à ces dispositions particulières.

Ces diverses dispositions font singulièrement varier l’effet des bains. C’est ainsi, par exemple, qu’un individu d’une constitution nerveuse trouvera froid un bain qu’un autre individu d’une constitution on

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domine l'appareil locomoteur ne trouvera que frais pu même tempéré. Je connais une jeune dame, pour qui un bain à J 8° -+- o R. , est un bain très-chaud : ces circonstances doivent être connues et appréciées du médecin. Il serait absurde de vouloir appliquer, d'une manière générale les règles que nous avons exposées : c’est donc bien moins par le degré que marque le thermomètre, qu$ par l'impression que le bain détermine sur l’économie animale qu’il faut juger s’il est très-froid, froid, frais, tempéré, chaud et trèschaud. Nous avons dû cependant préciser des intervalles, dans lesquels le commun des hommes éprouve les effets que nous avons signalés : cette marche satisfait davantage les esprits exacts. Il est cependant indispensable de dire, que si, par quelqu'une des circonstances énumérées plus haut, un individu trouvait trèschaud un bain de -a5°, il ne faudrait pas le lui donner à cette température, si l’on voulait produire le résultat d’un bain tempéré; on pourrait être sûr que l’effet produit serait celui du bain très-chaud, ce qui pourrait être fâcheux. Mais rien n’influe )>out-être à un plus haut degré, que le goût ou la répugnance qu’on a pour le bain. Il m’est arrivé d'obtenir les eflets les plus fâcheux du bain, dans des cas où il me paraissait le mieux indiqué. Ile vieilles femmes qui u’en ont jamais pris de leur vie, ont quelquefois une crainte, une répugnance si grande pour ce moyen, qu'il est impossible de leur en faire prendre. 1.1 lés étouffent, suffoquent, perdent connaissance, sans qu’il soit possible d’attribuer ces accidens à d'autres causes qu a la

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