TROISIÈME PARTIE
celui du vin et des liqueurs alcoholiques ne serait pas le moins funeste.
Pour remédier aux accidens occasionés par ce puissant modificateur de l’économie animale, ou poulies prévenir, il faut procéder avec prudence. La première indication qui se présente à remplir, c’est encore de détruire la cause. Beaucoup de personnes pensent qu’il n’y a pour 'Cela qu’à renoncer aux habitudes, c’est une erreur, et une erreur dangereuse. L’homme qui renonce tout à coup à quelque habitude invétérée s’expose à une multitude d’accidens; ce n’est que graduellement qu’il devra procéder à la réforme de sa conduite. S’il veut changer l’heure de ses repas, il variera d’abord de peu d’instans; s’il veut prendre plus ou moins d’alimens, ce sera encore d’une faible quantité qu’il augmentera ou diminuera ceux qui composent son régime ordinaire. S’il boit abondamment du vin ou des liqueurs, il n’y renoncera que peu à peu , il en diminuera la dose tous les jours; quelquefois même, suivant Hippocrate, il faudra qu’il revienne à la dose qu’il prenait avant. Pour le tabac, on ne l’abondonnera que peu à peu, et l’on sera forcé d’y suppléer par la diète, quelques légers purgatifs, un exercice violent, ou même par la saignée, ainsi que j’en ai vu des exemples. S’agira-t-il de s’affranchir d’une saignée habituelle? vous la retarderez d’abord et vous la ferez moins copieuse; vous aurez soin de prendre d’ailleurs les précautions que nous venons d’indiquer. Pour supprimer un purgatif, vous vous conduirez d’une manière analogue.
4 1 4 cours d’hygiène.
Enfin il n’est pas jusqu’à l’incontinence qui ne réclame une semblable conduite.
Mais l’habitude n’est cependant pas toujours un modificateur dangereux. C’est par elle qu’on résiste à mille causes de destruction, aux alimens, aux boissons insalubres, aux poisons, aux climats funestes, aux gaz délétères, à une chaleur, à une froidure excessive, à la lumière, à l’obscurité, au silence, au bruit, etc. etc.