‹ Cours elementaire d'hygiene (volume 2)Chapitre 24 sur 207 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

s II. De l'ouïe et des sons.

Après l’œil et la vision, le sens qui nous donne le plus d’idées, qui favorise le plus nos relations avec nos semblables, et qui nous procure les jouissances les plus douces, on pourrait dire les plus intellectuelles, c’est le sens de l’audition. C’est par ce sens que la voix opère ses prodiges; c’est par lui qu’agit la parole, et que les peuples se communiquent leurs vœux, leurs besoins, leurs peines, leurs plaisirs, toutes leurs sensations; c’est par lui que l’éloquence exerce son empire; enfin c’est par lui que la poésie nous ravit, et que la musique! nous enchante.

La distribution des matières de ce paragraphe offrira avec celle du paragraphe précédent la plus grande analogie. Nous traiterons succinctement :

Art. 1. Du son.

Art. II. De l’oreille et de l’audition.

Art. III. Effet du son sur l’organe de l’ouïe et sur l’économie animale. .

i°Eft'etd’un sou trop juteuse.

Effet d’un sou trop faible.

3° Effet du silence.

4° Effet d’uu son moyeu.

Art. IV. Effet du son comparé ou de la musique.

Art. V. Effet des divers agens de l’iiygiène sur l’ouïe. .

i° Bromatologie.

I 2° Climatologie.

1 3° Des exhalations, des sà- / crétions, etc.

14° Des inovcus qui agissent sur l'encéphale.

5° De l’exercice et du repos.

6" Des fonctions génératrices.

Art. VI. De l’hypercousie.

46 cours d’hygiehb..

Art. VII. De la paracousie.

Art. VIII. De la dysécée.

Art. IX. Des instrumens d’acoustique.

Art. X. Conclusion.

A.rt. I. Du son.

Lorsqu’on imprime par un moyen quelconque un mouvement vibratoire à un corps, ce mouvement vibratoire détermine sur l’oreille une impression à laquelle on donne le nom de son. Le son est donc l’excitant naturel de l’ouïe, comme la lumière est celui de la vue.

Les corps élastiques seuls sont susceptibles de vibrer, cette élasticité leur est inhérente ou communiquée par la tension. Pour que l’oreille puisse apprécier un son, il faut que le corps sonore fasse au moins de trente à trente-six vibrations par seconde. C’est le son le plus grave que nous puissions percevoir; il y a aussi une limite pour les sons supérieurs, au delà de laquelle l’oreille ne peut plus rien distinguer, c’est de douze mille à seize mille vibrations par seconde. On voit par-là que le nombre plus ou moins grand des vibrations donne lieu à un ton plus ou moins aigu , ou plus ou moins grave. La gravité et l’acuité ne sont que relatives au son fondamental : tel son paraîtra grave ou aigu, s’il est accompagné d’un son plus aigu ou plus grave que lui. L’intensité du son n’est pas toujours la même , elle dépend de l’étendue

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