DEUXIÈME PARTIE
du corps sonore, de l’amplitude de ses vibrations et du nombre des corps qui vibrent ensemble. Lorsqu’un corps, mis en vibration, peut faire vibrer à l'unisson les corps avec lesquels il est en contact, l’intensité du son est augmentée proportionnellement. Le silence augmente encore l’intensité du son : elle est aussi en raison inverse du carré de la distance de l’observateur, au lieu du corps sonore.
Les corps vibrent de trois manières , transversalement , longitudinalement et en tournant.
La vibration transversale des cordes tendues donne les résultats suivans : i° dans les cordes de même diamètre et également tendues, les nombres de vibrations sont en raison inverse des longueurs ; 2° sous la même longueur et la même tension, les nombres de vibrations sont en raison inverse des diamètres; 3° sous le même diamètre et la même longueur, les nombres des vibrations sont en raison directe des carrés des poids qui tendent ces cordes. Les sons se trouvent dans le premier cas en raison inverse des longueurs; dans le second, inverse des diamètres; dans le troisième, directe du carré des poids.
Les vibrations d’une partie quelconque d’un corps sonore se propagent dans toute l’étendue de ce corps, ainsi que dans ceux qui peuvent être en contact avec lui, soit directement, soit par l’intermédiaire d’un autre corps. L’intensité et la vitesse avec lesquelles les sons se propagent par des corps solides dépendent de la nature et de la structure intérieure de ces corps.
Dans l’air le son parcourt trois cent trente-sept
48 cours d’hÿgiène.
mètres par seconde; sa transmission par la fonte est de
trois mille cinq cent trente-huit mètres par seconde.
Si l’on n’a égard qu’au nombre de vibrations qui produisent les sons, leurs nuances peuvent varier à l’infini : mais l’oreille n’admet pas autant de variations; elle ne distingue les nuances qu’autant qu'il y a une certaine distance entre deux sons.
On nomme intervalle le rapport d’un son à un autre, ou plutôt le rapport entre les nombres de vibrations qui produisent ces sons. Les intervalles prennent différens noms relativement au nombre de sons qui se trouvent entre ceux que l’on compare. L’intervalle se nomme seconde , tierce , quarte , quinte, sixième , septième , octave , lorsque les sons composés se suivent immédiatement, ou lorsque l’oreille peut intercaler i , 2, 3, l\, 5, 6 sons intermédiaires.
On nomme accord , la coexistence de deux ou de plusieurs sons. Quand l’oreille peut découvrir aisément le rapport d’un son à un autre, leur accord est nommé consonnance ; lorsque l’oreille a peine à distinguer ce rapport, l'accord est nommé dissonnance ,
Lorsque deux corps font dans le même temps le même nombre de vibrations, les sons qu’ils produisent sont absolument les mêmes; c'est 1 unisson, le plus simple des accords.
Lorsqu’un corps fait dans un temps donné un nombre de vibrations double de ce que fait un autre corps, les sons rendus sont h 1 octave l’un de l’autre. L’octave est un accord très-naturel à cause de la simplicité du rapport des nombres de vibrations. Deux