DEUXIÈME PARTIE
dont nous venons d’énumérer les principales parties.
Les usages qu’on a attribués à ces diverses parties sont au moins douteux. « Ainsi, comme ledit M. Itard, malgré tant de recherches anatomiques, tant de savans calculs, tant de suppositions de toute espèce; malgré tant de travaux dont les auteurs n’en méritent pas moins toute notre reconnaissance, l’état actuel de la physiologie de l’organe de l’ouïe est à peu près le même qu’au temps de Galien, et le tout se réduit à trois points :
«Vibrations ondulatoires de l’air agité par le mouvement d’un corps;
«Transmission des ondes aériennes jusqu'aux filets du nerf auditif;
« Impression produite par ces ondes sur ce nerf.
« Tel est en dernière analyse l’état actuel de la science relativement aux fonctions de l’oreille. S’il offre peu de connaissances positives, au moins il est débarrassé d’une foule de suppositions gratuites, de vues erronées; richesse fictive dont une méthode expérimentale plus sévère et un sage scepticisme ont dû faire justice. Il en est de même pour presque toutes les autres parties de la science de la vie; son domaine a été plutôt resserré qu’étendu, par les progrès de l’anatomie comparée et de l’anatomie pathologique. Ces sciences austères ont banni les théories brillantes dont se composaient les romans physiologiques que l’on a donnés si long-temps pour l’histoire des corps organisés. »