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DEUXIÈME PARTIE

tredit l’excès dans les boissons alcoholiques. Non-seulement elles donnent lieu aux phénomènes momentanés de la pléthore et de la congestion cérébrale, mais elles jettent parleur usage prolongé les organes de l’innervation dans un tel état d’hébétude, de stupéfaction que rien ne doit être plus fréquent que la dysécée produite par cette funeste habitude.

L’auteur que nous avons cité a souvent observé que les qualités de l’air atmosphérique pouvaient faire naître la plupart des maladies de l’oreille, et cette cause lui paraît même l’une des plus ordinaires. Le passage rapide du froid au chaud , de celui-ci à celui-là, a donné naissance à une multitude d’affections auriculaires. La condition atmosphérique sous laquelle l’audition s’exerce avec le plus d’avantages, c’est celle d’un air dense et d’une température moyenne. Le son a beaucoup d’éclat pendant le règne d’une température basse, mais comme nous venons de le dire, cette qualité de l'air peut bien n’être pas sans inconvénient.

Il est presque inutile de dire que les localités, les climats, les saisons, qui offrent les circonstances avantageuses ou nuisibles dont nous venons de parler, produiront les résultats que nous venons d’assigner à ces diverses circonstances.

La suppression d’une exhalation, d’une sécrétion habituelles, d’une hémorrhagie, d’une suppuration quelconque ont souvent occasioné des inflammations des diverses parties de l’oreille, des écoulemens et autres maladies dont la suite est une surdité plus ou

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moins complète. L’excrétion trop réitérée du sperme produit la dysécée, comme l’affaiblissement des autres sens. Une hémorrhagie excessive, accidentelle, ou provoquée par l’art, peut n’être pas moins fâcheuse.

Un exercice actif occasionne des bourdonnemens et des tintemens dans les oreilles; mais ces effets sont ordinairement passagers comme la cause qui les détermine. L’exercice de l’ouïe lui procure une rare perfection; il développe ce sens chez les personnes qui en paraissaient privées. L’étude de la musique lui donne une précision et une délicatesse surprenantes. Il paraît que c’est surtout alors la partie du cerveau qui reçoit l’impression des sons qui acquiert cet extrême développement.

Il est vraisemblable que les passions font aussi sentir à l’organe de l’audition leur puissance fatale. Les passions violentes qui produisent un bouleversement rapide dans l’encéphale et un raptus subit vers cet organe ont dû souvent rendre sourdes les personnes qui s’y laissaient emporter.

Art. VI. De l'hypercousic.

Ce nom, proposé par M. Itard, me paraît devoir être adopté. Il désigne cet état de l’audition caractérisé par une perception plus ou moins incommode et même douloureuse de certains sons, de certains bruits, particulièrement de ceux qui sont élevés et aigus. Quelquefois la perception de ces mêmes sons est confuse; d’autrefois elle est seulement doulou-

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