DEUXIÈME PARTIE
dair. Dans quelques-uns de ces instrumens, cette première cavité s’ouvre dans une seconde, roulée sur elle-même en forme de limaçon, dont elle est quelquefois séparée par un second diaphragme. Dans ceux qui se trouvent ainsi renforcés d’un limaçon, cette dernière partie s’applique par son sommet au conduit auditif. Quand l’instrument est simple et n’est muni que d’une cavité tympanique, celle-ci s ouvre alors dans un conduit de quelques pouces, légèrement conique et destiné à être reçu dans l’oreille! Différentes formes ont ete données à ces tympans artificiels; la forme elliptique paraît augmenter plus sensiblement la force du son. On peut appliquer la modification des tympans artificiels aux cornets les plus simples; on les fait construire en trois parties qui s’emboîtent les unes dans les autres, et l’on tend une peau de baudruche mouillée dans les intersections.
Pour que les cornets en forme de limaçon produisent tout l’effet qu’on en attend, il faut que leur diamètre aille toujours en décroissant, depuis la base jusqu’au sommet; mais cette forme est très-difficile à construire en métal, surtout pour les petits cornets: c est ce qui a déterminé à employer les cornets qu’on trouve tout faits dans la nature. Un grand nombre de coquillages univalves, pris dans la classe des enroulés ou des purpuri/eres , tels que les vis, les buccins, les cônes, sont très-propres à cet usage. On tronque la petite extrémité, à laquelle on adapte un conduit terminé en olive, et on évase la conque au moyen
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d’un pavillon artificiel : on peut même ajouter un tympan simple ou double, tel que nous venons de le décrire. Ces cornets doivent avoir en longueur environ sept ou huit pouces; plus petits, leur effet serait nul.
Il est cependant quelques sourds qui retirent de l’avantage de petites conques en or ou en argent, qu’on adapte au conduit et à la conque de l’oreille de manière à leur former un revêtement intérieur. Dans les cophoses qui dépendent d’un engorgement catarrhal du conduit, souvent accompagné du boursouflement de la membrane, dans les cas de surdité avec perte de la membrane même des osselets, ils réussissent quelquefois, mais non toujours. Dans quelques circonstances, ils ne produisent d’effet qu’autant qu’ils sont humectés : dans ces derniers cas, un bourdonnet de coton mouillé, enfoncé profondément, a parfois suffi pour rétablir l’audition.
Maintenant il nous reste à parler de quelques moyens de porter le son à l’oreille par d’autres voies que par l’air. Des corps solides tels que le fer ou le bois, qui viennent aboutir aux dents ou aux os du crâne les moins couverts de parties molles, par exemple, l’apophyse mastoïde et les bosses pariétales, sont très-propres à recevoir les ébranlemens sonores et à réveiller par leur action le sens le plus engourdi.
D’après ces principes, on a conçu l’idée d’établir communication avec les sourds à l’aide d’une late placée dans la bouche de la personne qui parle et entre les dents de celle qui écoute. Mais la nécessité de tenir