DEUXIÈME PARTIE. yi
dans des chambres à coucher, des vases garnis de fleurs; des syncopes , des asphyxies, quelquefois mortelles, peuvent payer cette imprudence. Le lis, la tubéreuse, le narcisse, la violette même, les fleurs de laurose , moins odorantes encore , ont occasioné la mort. La fleur de la Malva moschata a rappelé des accès d’hystérie ; celle de la Labelia longiflora a produit des suffocations ; celle du Magnalia Iripetala a déterminé des nausées; une femme avait contracté de violens maux de tête en couchant sur un lit où elle avait répandu des pétales de roses; une demoiselle perdait la voix si on lui faisait flairer un bouquet ; le musc produisait le même effet sur une autre. D’autres fleurs , surtout celles de la classe des, Labiées , ne produisent jamais ces résultats fâcheux; elles semblent au contraire augmenter l’activité cérébrale. Il est important de distinguer l’action de l’arôme des fleurs de celle de l’acide carbonique qu’elles dégagent. Ce gaz est constamment funeste; c’est un poison absolu; l’arôme n’est qu’un poison relatif dont les effets dépendent de l’idiosyncrasie et de la plus ou moins grande susceptibilité nerveuse. L’usage continuel des parfums peut donner heu à toutes les névroses. L’hystérie , 1 hypocondrie, la mélancolie, la manie peuvent être produites par cet abus. Je connais un monsieur qui est devenu sujet à des crampes fort douloureuses et fort incommodes pour s’être abandonné à cette sorte de volupté.
Enlever la cause du mal est ici, comme dans tous les cas possibles , la première indication à remplir pour