DEUXIÈME PARTIE. IO
toucher était une occasion d’exercer nos facultés intellectuelles, ces facultés étaient le résultat de l'organisation cérébrale , etc.
Il est cependant de la plus haute importance de conserver à ce sens toute sa délicatesse; et même de la développer le plus possible.
La finesse, la souplesse de la peau et son humidité légère, sont les conditions les plus avantageuses à l’exercice de cette fonction. Tous les agens de la nature capables de les augmenter, rendent le tact et le toucher plus délicats; les agens qui épaississent l’épiderme et le dessèchent, rendent nécessairement le toucher plus obtus. Il faut cependant tenir compte, pour ce sens comme pour les autres, de l’habitude de fixer son attention sur les qualités tactiles des corps, ce qui, joint aux conditions dont nous venons de parler, doit le conduire à sa perfection.
Parmi les agens qui donnent au tact et au toucher une grande finesse, il faut placer au premier rang les lotions et les bains tièdes; les onctions avec des corps gras sont aussi très-propres à entretenir ce sens dans une grande susceptibilité. Lesmoyensquinous mettent à l’abri de l’action des corps extérieurs, tels que les vêtemens, et parmi eux ceux qui empêchent l’évaporation de la perspiration cutanée, les gants, surtout ceux de taffetas ciré, etc., atteignent le même but.
L’impression réitérée des corps durs épaissit l’épiderme, et rend le tact obtus. La pression long-temps continuée produit le même résultat ; elle fait naître