DEUXIÈME PARTIE. II
par laquelle le cerveau reçoit les impressions des ager.s extérieurs , au moyen des sens et des nerfs , et en sensibilité intérieure , ou celle en vertu de laquelle les sensations ou les idées rappelées ou réfléchies, déterminant un sentiment plus ou moins marqué de peine et de plaisir, peuvent être suivies d’affections morales diverses, selon leur nature ( Sensibilité morale des métaphysiciens .) Il n’y a, il ne peut y avoir qu’une sensibilité, laquelle peut être mise en jeu diversement. Qu’est -ce en effet qu’une sensibilité extérieure ?
On sent bien que nous ne pouvons parler ici des distinctions scolastiques de la sensibilité en animale et en organique , et que nous ne pouvons non plus nous étendre sur le mode de sensibilité départi à chaque organe , soit dans l’état physiologique , soit dans l’état pathologique , non plus que sur ses diverses modifications par une foule de causes; ces sujets appartiennent plus spécialement à la physiologie.
Il est pourtant nécessaire , pour mettre de l’ordre dans l’exposition des divers actes cérébraux , de parler successivement de ceux qui ont rapport aux sensations, à l’intelligence, de ceux qui ont rapport aux affections et aux passions, enfin de ceux qui ont trait aux mouvemens.
Il est dans la nature une foule de causes qui augmentent , diminuent , éteignent ou pervertissent la sensibilité ; mais comme cette augmentation , diminution , abolition ou perversion ne peut qu’être le résultat d’une modification arrivée dans l’organe même
COURS d'hygiène.
de la sensibilité , c’est-à-dire le cerveau , nous ne ferions que répéter ici ce que nous devons dire ou ce que nous avons dit ailleurs, si nous voulions entrer dans quelques détails à ce sujet.