DEUXIÈME PARTIE. I
Les meilleurs moyens d’éviter les accidens qui peuvent résulter de ces causes, c’est de garantir les veux par des lunettes dont les verres soient colorés, et dont les côtés soient garnis d’un taffetas de la même teinte. Les yeux, entourés de la sorte, sont à l’abri de l’intensité de la lumière et de l’action des molécules qui sont en suspension dans l’atmosphère.
On pourrait parvenir au même but en se couvrant le visage avec un voile d’un tissu fin et transparent , tel que la gaze, le crêpe, la dentelle, etc. Ces derniers moyens sont plus convenables pour les femmes que pour les hommes, ils ont sur les précédens l’avantage de tamiser l’air destiné à la respiration et à l’olfaction, et de le débarrasser ainsi des corpuscules qu’il contient. On pourrait ajouter qu’ils offrent encore un résultat précieux pour les dames, celui de conserver la blancheur de la peau, en atténuant l’activité d’une violente insolation; les autres avantages, qu’elles peuvent trouver «à se voiler, ne sont pas de notre compétence.
On devra aussi se garder de se livrer à la lecture ou à toute autre occupation qui force à fixer les yeux sur des objets très-exigus, à la clarté du soleil, ou même à l’ombre d’un arbre. Si l’on travaille dans un appartement exposé aux rayons solaires, ou à leur réverbération, il faudra se garantir de cette lumière intense au moyen de rideaux de couleur. Le& rideaux verts sont les plus convenables.
cours d’hygiène.
2° De la lumière trop faible.
Une lumière trop faible entraîne des inconvéniens analogues. Lorsqu’on s’efforce de travailler à une clarté peu vive, il en résulte d’abord un sentiment pénible de douleur dans le globe de l’œil. L’inflammation de cet organe peut survenir à la suite d’un exercice aussi fatigant, l’ophthalmie, l’amaurose et une foule d’autres maladies peuvent en être le fruit. Suspendre alors toute espèce de travail est la seule chose que l’on ait à faire. U faudra donc*éviter de se livrer à l’étude pendant la lumière douteuse des crépuscules; pendant les temps très -couverts, et à la clarté de la lune. Mais comment se fait-il que deux causes opposées en apparence déterminent les mêmes effets? N’est-il pas singulier qu’une lumière excessive et qu’une lumière trop faible donnent naissance aux mêmes affections? Dans le premier cas, l’action de l’organe est sollicitée par l’agent extérieur et le travail qui se manifeste dans l’œil est la suite de cette excitation : dans le second, le travail qui a lieu dépend de la volonté, de l’attention ; l’individu qui veut percevoir des objets faiblement éclairés, redouble d’efforts, l'œil augmente d’action; et de là des résultats identiques.
3° De l’obscurité.
Je ne sais s'il peut exister des lieux où règne une obscurité absolue; j’ignore si à une profondeur quel-