‹ Cours elementaire d'hygieneChapitre 41 sur 96 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

dure jusqu’à trente-cinq ou quarante ans, plus ou moins , selon les individus et selon une foule de circonstances hygiéniques , capables d’en prolonger la durée ou de l’abréger. Et le décroissement, qui commence aussitôt que l’accroissement s’achève. Il est vrai que la dernière période de l’accroissement et la première du décroissement sont marquées par des signes si peu sensibles, qu’on a pu s’en laisser imposer.

Relativement à l’exercice des fonctions de la reproduction, on a remarqué trois âges distincts; celui où elles ne s’exercent pas encore, celui où elles jouissent de leur plénitude, celui où elles cessent com-t plétement. Ces trois périodes sont plus marquées chez la femme que chez l’homme; car il n’est pas rare de jtrouver des hommes vieux qui sont encore doués de la faculté de se reproduire , tandis que chez les femmes la cessation des menstrues entraîne avec elle la perte de cette faculté.

Une constitution organique particulière, plus ou moins rapprochée de celles dont nous avons donné la description , est affectée aux diverses périodes de la vie; et cette organisation particulière, qui réclame ses règles d’hygiène appropriées, sert bien plus à caractériser les âges que le nombre des jours qui se sont écoulés depuis la naissance. Une foule de causes peuvent en effet accélérer le cours de la vie ou le retarder; mais rien ne peut empêcher cependant que les mutations qui doivent se manifester n’arrivent; seulement elles surviennent plus tôt ou plus tard, selon les individus. L’âge est une chose tout-à-fait re-

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lative : tel est vieux, à cinquante ans, et tel autre l’est à peine à quatre-vingts. Ce n’est donc pas par le nombre des années qu'il faudra juger de l’âge, mais bien par la constitution dont nous parlons. Cependant le nombre des années a servi de tout temps de base à la division des âges. L’enfance comprenait les quinze premières années de la vie; la jeunesse les quinze années suivantes; l'âge adulte depuis trente jusqu a soixante ans, et la vieillesse depuis cette dernière époque jusqu'à la mort. Cette division des âges avait paru trop arbitraire, et le savant M. Halle en proposa une basée en même temps et sur la succession des jours depuis la naissance, et sur les changemens survenus dans l'économie animale; division bien préférable à l'ancienne. Mais, quoiqu’il ait pris la précaution de subdiviser ces diverses périodes, on sent néanmoins que les termes qu’il leur a imposés sont encore arbitraires; il y a une trop grande différence entre l’adulte de vingt -cinq ans et l’adulte de cinquante-neuf ans, et cette différence est trop peu marquée entre l’adulte de cinquante-neuf ans et le vieillard de soixante. Les anciens ayant, à juste titre, reconnu des analogies entre les diverses saisons de l'année, les diverses phases du jour et les différentes époques de la vie, avaient établi sur ces rapports de gracieuses comparaisons. L’enfance et la jeunesse étaient l’aurore ou le printemps de la vie; l’été ou le midi répondaient à l’âge adulte; le couchant et l’automne représentaient l’âge de retour ou la vieillesse; le froid hiver était l’image de la décrépitude.. La sé-

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