‹ Cours elementaire d'hygieneChapitre 43 sur 96 · PREMIÈRE PARTIE. t)Q · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. t)Q

mente de poids et de densité, ce qui dure jusqu’à l’âge de vingt et un ans environ. La rondeur des formes fait place à une taille svelte et élancée ; la peau est blanche et délicate; la tête, ne prenant pas un accroissement proportionné, paraît plus petite; elle se couvre de cheveux , ordinairement d’une couleur claire dans les premières années, mais qui devient plus foncée dans les années suivantes. Les membres inférieurs s’alongent sensiblement; le bassin se développe. La chute du cordon ombilical laisse sur l’abdomen une trace indélébile. De quatorze à seize ans, le pénil s’ombrage de poils; les parties génitales, qui n’/avaient pris qu’un développement peu marqué , augmentent tout-à-coup du double , et quelquefois de plus encore. Un léger duvet dore les joues de l’adolescent, et ce duvet est bientôt remplacé par une barbe plus ou moins noire et serrée, caractère incontestable de force et de virilité.

La figure prend de l’expression; les sentimens , les besoins et les pensées se peignent sur les traits ; le corps, mince et délié, approche de la taille qu’il doit acquérir; la peau perd de sa finesse; les cheveux se rembrunissent; les chairs deviennent plus fermes, les membres plus volumineux ; la poitrine et le bassin se développent d’une manière sensible; la première ne tarde pas à devenir velue , ainsi que les membres. Les glandes mammaires se gonflent, et deviennent quelquefois douloureuses. Enfin la taille de l’homme s’arrête à cinq pieds et demi environ, et celle de la femme à cinq pieds, mais plus souvent au-dessous qu’au-dessus.

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COURS u’hÿgiùne.

Le corps , les membres prennent plus d’ampleur, plus d’épaisseur; la force paraît dèslors devenir le partage de l’homme; la peau, plus ferme, prend une teinte plus intense ; les cheveux et les poils , plus durs, sont aussi plus foncés; les onglesdeviennentplus solides; la physionomie a toute son expression; la tête est élevée, le regard assuré, la marche libre et facile; l'homme a acquis tout son développement, il est alors doué de la constitution qu’il doit conserver jusqu’à sa vieillesse , dont les premiers signes ne tardent pas à se se laisser apercevoir. A peine a-t-il en effet achevé son accroissement, que déjà son front se dégarnit de cheveux, ou qu’il les voit blanchir; la peau commence à se sillonner de rides légères; le front, l’angle externe des yeux, les commissures des lèvres reçoivent ces premiers outrages. Toutefois le corps grossit encore; mais enfin, après un nombre d’années plus ou moins long, les signes généraux de décroissement annoncent au philosophe qu’il est temps de renoncer au monde. Ce jne sont plus des rides insensibles qui se dessinent fugitivement sur la peau , ce sont des traces profondes gravées par la main du temps d’une manière ineffaçable. Le visage, maigre et terreux, n’offre plus aucun vestige de cet éclat et de cette fraîcheur dont il brillait dans la jeunesse. Les cheveux sont tombés, ou leur blancheur de neige ajoute encore un trait d’exactitude à la comparaison de l’hiver de la vie. Le front est large, la figure étroite; les yeux, enfoncés dans l’orbite, ont perdu leur vivacité; les pommettes sont proéminentes, les joues creuses,

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