PREMIÈRE PARTIE
jaune. Les sutures s’effacent, plusieurs articulations se soucient , etune multitude cl’os se réunis sententre eux.
L’enfant qui vient de naître ne peut prendre par lui-même aucune position ; sa faiblesse lui fait préférer le décubitus dorsal; ses membres exécutent quelques mouvemens encore peu prononcés. Mais au bout de deux ou trois mois l’enfant change de luimême d’attitude : il se retourne de tous les sens , et agite ses petits membres avec facilité ; il saisit les corps, les porte à sa bouche, et comprime de ses mains encore débiles le sein maternel. La tête volumineuse et pesante tombe en avant; le poids des viscères abdominaux est énorme ; la colonne vertébrale n’offre qu’une courbure; les vertèbres sont dépourvues d’apophyses épineuses; les muscles du dos sont sans vigueur; le bassin est peu développé, et les membres inférieurs , encore peu prononcés, ne sont entourés que par des muscles impuissans : telles sont les raisons qui rendent la station impossible à cet âge. Mais dès le huitième mois, l’enfant s’appuie sur ses mains et sur ses jambes, et commence à se mouvoir d’un lieu dans un autre. On sait que c’est sur les attitudes que l’homme prend durant la vie, que roulait la fameuse énigme du Sphinx , et qu’elle le représentait marchant le matin sur quatre pieds. Vers le commencement de la seconde année les organes sont assez développés pour permettre la station. Bientôt, à la grande satisfaction de la mère, il a fait les premiers pas; d’abord il chancelle, il tombe; peu après iiprend un appui sur les corps environnans.
cours d’hygièxe.
ensuite il marche seul; puis il court, il saute et se livre à tous les jeux de l'enfance, qui servent à développer les organes des sens et des mouvemens.
Les attitudes et les mouvemens ont acquis chez l’adolescent toute leur perfection : il est alors doué de toute l’agilité qu’il peut avoir; mais il croît encore en force, en vigueur. Dans l’âge adulte, le geste, l’expression de la physionomie, l’accent et la voix sont parvenus à leur perfection, et l’homme peut alors exercer sur ses semblables tout l’empire de l’éloquence. Dans la vieillesse, l’attitude est incertaine et tremblante; les contractions musculaires sont faibles, aussi le corps se courbe en avant, le bassin fléchit sur les cuisses, celles-ci sur les jambes, et ces dernières en avant sur les pieds; le vieillard se soutient, dans sa marche, avec un bâton, qu’il est plus tard forcé d’abandonner, les mouvemens devenant de jour en jour plus difficiles, et même totalement impossibles.
§ IV. Des changemens que l'âge apporte, dans les organes de la voix et de la parole.
L’organe le plus important dans la production de la voix, c’est le larynx. Il est très-petit au moment de la naissance, arrondi, et ne fait au col aucune saillie. Les lèvres de la glotte, les ligamens supérieurs, les ventricules sont très-courts : peut-il en être autrement, puisque le cartilage tyroïde a lui-même fort peu de développement? Toutes les parties solides de cet instrument vocal ont fort peu de consistance. Ainsi